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ETRE CONSERVATEUR bis

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Etre conservateur, c'est estimer que l'individualisme conduit à la mort, c'est refuser par conséquent les trois versions de l'individualisme libertaire:

- le libertarisme du plaisir,

- le libertarisme de l'argent,

- le libertarisme du pouvoir.

Un conservateur n'est donc pas un ennemi de la liberté. mais du libertarisme, qui est une liberté pathologique, parce qu'il aime la liberté pratique. Parce qu'il sert la vie et la liberté, le conservateur n'est pas au service des abstractions, d'une idéologie, mais des êtres. Le conservateur a ici une place particulière, celle de "gardien du temple", ou plus exactement de "veilleur" auprès de la flamme sacrée de la nature et du Bien. . . .

Le conservateur égaré vote pour la contre-révolution. Le peuple égaré vote pour la révolution. Ces deux erreurs puisent à la seule alliance qui pourrait changer la donne, celles des classes populaires et des classes conservatrices. Là est la clé du nouveau rapport de forces favorable. Là est l'enseignement des événements récents qui exigent de relire les mots de Benoît XVI, le premier janvier 2013: "parmi les droits et devoirs sociaux aujourd'hui les plus menacés, il y a le droit au travail.   (. . .), La dignité de l'homme ainsi que la logique économique, sociale et politique, exigent que l'on continue à se donner comme objectif prioritaire l'accès au travail, ou son maintien pour tous".

Olivier Hanne - historien - H.N. N°1677 du 22 décembre 2018 in article "Gilets jaunes: quelles élites pour un nouveau départ en France ?" (extraits)