Deqin

(Altitude 2'450 mètres)

Deqin = vertu honorée en chinois. L'autre nom de ce lieu est Atuntze (mosso) et Ndiul (en tibétain).

Ce nom Deqin l'est en souvenir de De-Khien-Ling, lamaserie de la grande félicité, située jadis à l'emplacement du bourg actuel. Complètement détruite en 1905 par les Chinois, cette lamaserie fut rebâtie sur une colline stratégiquement située à 20 minutes au-dessus de la ville.

Dernière ville avant la frontière avec la région autonome du Thibet. Elle est située à la corne Nord-Ouest du Yunnan.

Elle se trouve au carrefour des routes raccordant le Yunnan avec le Thibet Central et a toujours été un grand centre de commerce.

C'est en 1874 que le Père Jean Baptiste Goutelle (MEP) reçoit la charge d'ouvrir la station d'Atuntze. Il n'y a pas de prêtre résidant de 1905 à novembre 1947 au moment où Maurice Tornay y réside après avoir été expulsé de Yerkalo.

Cette station comptait environ 400 familles en 1949 et servait de chef-lieu d'une sous-préfecture établie officiellement en 1920, mais laissée parfois sans titulaire, le gouvernement chinois ayant dû se contenter, à certaines périodes, d'y tenir une garnison, tout en laissant le pouvoir effectif aux mains des chefs indigènes et des lamaseries.

 

ATUNTZE ANCIEN  ET DEQIN ACTUEL

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APPEL A L'AIDE POUR ACQUERIR UN LIEU DE REUNION ET DE CULTE A ATUNDZE (DEQIN)

Atundze (Tékin, Deqin en romanisation chinoise actuelle) est la capitale du district (hien) où se situe l'importante Chrétienté de Tsechung (Cizhong en écriture actuelle) , distant de 75 à 80 km. Deqin est devenu un centre vital sur la route Yunnan-Tibet ; depuis longtemps déjà c'était un lieu de commerce et l'un des passages principaux depuis la Chine jusque dans les régions sous influence tibétaine.

Actuellement, ce centre de commerce de 12 à 15'000 habitants alors qu'il n'y avait que 250 à 300 familles il y a une cinquante d'années.
La « mission » catholique avait acheté deux terrains et construit une résidence-chapelle située juste à l'entrée du « marché » mais la chrétienté ne s'est guère développée...

Lorsque le Père Tornay Maurice fut chassé de Yerkalo, il résida quelque temps à Pamé dans des conditions très dures ; puis sur le conseil de Mgr Valentin, mais sans son aide financière, il se retira sur le bourg d'Atundze, répara la résidence en 1947, laquelle devint bientôt un lieu de rencontres pour les Chrétiens de Yerkalo. Localement, il n'y avait alors que 2 ou 3 familles catholiques.

Il ne resta pas longtemps en ce lieu, car il dut se rendre à Kunming, Shanghai et Nankin pour des réunions et pour des démarches auprès des autorités religieuses et civiles en faveur de la chrétienté qu'il dut quitter. Il revint au cours de 1948, prépara sérieusement son voyage de recours aux autorités de Lhassa, démarche ultime et héroïque qui aboutit à son martyre.

Je vins lui tenir compagnie pour quelques mois et apprendre avec lui le tibétain. Après son ensevelissement, je me rendis chez les confrères de Tsechung et Weisi, puis en août 1950, un an après son martyr, je revins à Atundze, mais je ne pus y rester que quelques mois, car les troupes chinoises préparant la libération du Thibet s'établirent dans la résidence, ne laissant qu'une chambrette à ma disposition. Puis ce fut le retour à Tsechung et à Weisi et l'expulsion.

Après la prise de pouvoir par les communistes, on a construit un grand bâtiment en béton sur l'emplacement de la résidence. Il est certes impossible de prévoir une récupération quelconque de ce lieu. Quant à la deuxième propriété de l'église avec le jardin où avaient été ensevelis les martyrs Maurice et Doci, il serait possible, peut-être, d'obtenir une restitution.

Comme dit plus haut, Atundze (Deqin) est devenu un centre important sur la route du Yunnan-Tibet et de nombreux chrétiens du district, qui comprend Tsechung, Patong et autres chrétientés, trouvent du travail en ces lieux et parfois s'y établissent avec leur famille.

Il n'existe aucun lieu de réunion pour ces « migrants », donc l'achat d'une maison pouvant servir aussi de lieu de culte s'avère de première nécessité. Il y a maintenant deux jeunes prêtres parlant le tibétains et qui seraient prêts à venir de temps en temps réconforter ces fidèles dans la foi, mais leurs moyens sont limités, ils attendent de l'aide.

En 1997 déjà, les Pères Colomb (Mep) et Salzgeber chanoine du St-Bernard avaient donné une aide qui aurait dû servir à l'achat d'une maison, mais ils furent trompés par un chrétien travaillant dans un bureau du district. L'achat ne put avoir lieu et une partie de la somme fut perdue ; la part restante fut récupérée mais employée pour l'Eglise de Yerkalo qui a englouti beaucoup d'aides financières reçues de diverses organisations !?!

+ cr Alphonse Savioz - missionnaire

 

NB    Ce document m'avait été transmis, il y a quelques temps déjà et avait disparu dans mon « chenil ». Il est à préciser que le RP Alphonse Savioz était très  "nostalgique » de Deqin (Atundze) puisqu'il a été le dernier desservant de cette station qui est devenu un très grand centre névralgique (dernière ville avant la R.A.T.(région autonome du Tibet)) et il y a beaucoup de chrétiens, soit de passage, soit pour leurs activités professionnelles.

A méditer et que la générosité des lecteurs de la revue se manifeste vers la fondation du Bienheureux Maurice Tornay (Cure – Place de l'Eglise – 1937 Orsières – 027 783 11 44) ( BCVs Sion, K840.98.06 431828 ou IBAN CH52 0076 5000 K084 0980 6 ) ou vers une association ou fondation à constituer !!!

dmc