UN CHANOINE SUR LE TOIT DU MONDE

LE CHANOINE MAURICE TORNAY    1910—1949   par le prévôt LOVEY

Le dimanche de la Passion, se concluait en la cathédrale de Sion le Procès informatif sur la renommée du martyre du Serviteur de Dieu, le chanoine Maurice TORNAY, assassiné au Thibet en haine de la foi.

Pour la circonstance, le Tribunal diocésain, présidé par le Doyen du Chapitre et Juge-délégué, chanoine Dr Clément SCHNYDER,  tint une séance solennelle et publique, dans le choeur Même de la cathédrale, en présence de Son Excellence Mgr Nestor ADAM, évêque de Sion.

Toutes les plus hautes Autoriiés du pays, tant religieuses, que civi-les et judiciaires, honorèrent de leur présence cette séance du Tribunal diocésain, la dernière des quatre-vingt-deux séances tenues au cours des dix années que dura l'enquêta canonique. La cathédrale était remplie comme aux jours des circonstances les plus solennelles, au point que les allées et le transept étaient complètement occupés par une foule avide de voir et d'entendre, mais surtout recueillie au souvenir du sacrifice de celui qui était l'objet d'une telle démonstration d'intérêt et d'hommage.

Quel est-il donc cet homme capable d'attirer à lui la foule des grands jours, de réunir autour de lui peuple, prélats et magistrats de tout un pays Je m'en vais essayer de vous le dépeindre et de vous raconter brièvement sa vie.

Le futur martyr naquit à la Rosière, hemeau de la paroisse d'Orsières (VS.) le 1 août 1910, d'une modeste famille de paysans de montagne. dix frères et soeurs l'avaient précédé au foyer familial; une soeur cadette, future religieuse de La Roche, devait clore le cercle familial.

Comme tout enfant de la campagne, Maurice connut les joies saines et austères de la vie rustique, à laquelle il resta toute sa vie profondément attaché. La pauvreté, le travail, le froid, la neige, l'effort constant et la rude montagne furent les éléments dans lesquels se débattit l'enfance de Maurice et il est visible qu'ils le marquèrent profondément.

Sa vocation semble être née avec l'éveil même de son intelligence pénétrante. "Maman, demanda-t-il soudain un jour en laissant là ses jouets, maman, vaut-il mieux devenir prétre ou régent?" -"Il vaut mieux devenir prêtre, mon petit" lui répond sa maman. - "Eh bien: je deviendrai prêtre:"

Ainsi, cet enfant de quatre ou cinq ans se posait des questions métaphysiques, il avait déjà le souci du mieux, il était déjà épris d'un grand idéal, qui ne le quittera jamais. Un moment pourtant, au cours de ses années de collège, l'abbaye de St-Mauri.oe, considérant combien il y avait peu de vrais hommes d'Etat chrétiens, il fut tenté de se faire avocat et de se lancer dans la politique, afin de promouvoir la justice sociale et de détourner lee masses du péril matérialiste et communiste. La crise fut surmontée et! ses humanités achevées, Maurice sollicita son admission au noviciat des chanoines réguliers du Gd.St-Bernard.

Il fit son noviciat soue la direction du chanoine ADAM, l'actuel évêque de Sion. Rien de spécial à. signaler, si ce n'est son idéal de perfection et ses efforts, réels et visibles,pour se corriger d'un caractère tràs personnel et indépendant. Il était joyeux, d'une franchise un peu rude et d'une originalité très poussée, mais qui n'avait rien de déplaisant, au contraire. Il était inventif, pleins d'idées et, au collège surtout, il s'imposait à ses cemarades. Une fois religieux, il dut faire souvent des efforts méritoires, étant donné son tempérament primesautier, pour se ranger à l'avis des autres et pour obéir ponctuellement, même quand il voyait les choses autrement que ses supérieurs.

Très doué, le chanoine TORNAY se délectait principalement dans la littérature et la philosophie. Il avait un esprit méditatif et une âme poétique, qui s'exhalait à toute occasion par des réflexions profondes, nobles et élevées. Il fit d'excellentes études de philosophie et de théologie, non sans mettre souvent dans l'embarras ses professeurs, à qui il aimait poser des questions difficiles; s'il y avait une échappatoire, on pouvait être sûr glu' il, s'en saisirait. Mais, corme il admirait les grands docteurs de l.' Eglise et leurs sublimes élévations sur les mystàres de notre foi et de notre destinée!

Deux ans avant l'être prêtre, il sollicita la permission de partir pour le Thibet, les chanoines du Gd.St-Bernard avaient entreris la construction de l'hospice de Latsa et accepté la pastoration de quelques districts, en collaboration avec les Missions Etrengères de Paris.

Sa demande ayant été agréée, le chanoine TORNAY se mit en route en février 1936, en compagnie du P. LAT"PION, qui dirigerait ses études jusqu' à la prêtrise. à peine arrivé à Weisi, centre de notre Mission, le chanoine TORNAY repris ses manuels de théolomie itout en s'adonnant à. l'étude du chinois. Ses études aohevees, il dut revenir en Indochine pour y être ordonné prêtre, vu qu'il n'y avait pas d'évêque, au Yunnan à, ce moment-là et que l'évêque de i'atsienlou dont il relevait canoniquement était difficilement accessible, en raison de la distance et de l'insécurité des pistes. Il fut donc ordonné prêtre à Hanoi, le 24 avril 1938. Ce fut pour son âme un événement si extraordinaire, qu'il passa toute la nuit suivante en prière pour remercier le Seigneur de la grâce qu'Il lui avait faite et gour écrire à. ses parents et amis des lettres où il laisse vibrer son coeur reconnaissant.

De retour dans sa Mission, le P. TORNAY est chargé de la direction du Probatoire, c'est-à-dire d'une école préparatoire au petit-Séminaire. Durant sept ans, il s'acquittera de cette tâche ingrate et obscure, s'attachant à payer d'exemple autant que de paroles, afin d'être un modèle achevé pour ces future prêtres. Il s'occupe aussi avec grand soin des malades et des payens des environs. Matinal, applioué, dévoué, mortifié et consciencieux: telles sont les notes dominantes de ses années d'enseignement. Mais, rien d'extraordinaire, si ce n'est cette constance dans l'oubli de soi !

Vers Pâques 1945, le P. TORNAY fut nommé curé de Yerkalo, seul poste de notre Mission situé au Thibet indépendant. Il faut noter que les deux prédécesseurs immédiatsdu P. TORNAY dans ce poste eurent déjà bien des persécutions à endurer de la part des lamas, à partir de 1952, date à laquelle les lamas avaient évincé les Chinois et pris en mains l'administration temporelle de la région. Le P. NUSSBAUM n'avait-il pas été assassiné sur la route, en septembre 1940, et le P. BURDIN victime d'une tentative d'empoisonnement, sans compter toutes les autres tracasseries dont les Orientaux ont le secret?

Dès l'arrivée du P. TORNAY, la lutte reprit contre la Mission catholique. La Mission relevait d'un évêque français et le P. TORNAY étant suisse,il n'avait pas le droit, selon les lamas, de s'ingérer dans l'administration des biens de la Mission. Par ailleurs, la Chine et les Puissances étrangères ayant reconnu l'autonomie du Thibet, celui-ci ne tolérerait plus de religion étrangére sur son sol:  d'ailleurs, ajoutait-on, Lhassa avait vendu à la lamaserie voisine de Karmda terrains et bâtiment, de la Mission; en conséquence, le Pare n'avait plus qu'à retourner en Chine d'où il était venu!...

Durant ce temps, les chrétiens subissaient toutes sortes de vexations..et d'amendes, sous prétexte, qu'ils ne contribuaient pas aux dépenses du culte lamaïque ou n'allaient pas moudre leur grain  à la meule des lamas, mais à celle de Mission, etc..

Lie P. TORNAY alerta son évêque, lui demandant d'intervenir auprés des autorités consulaires et aupràs du Gouverneur de Chamdo, dont relevait le district de Yerkalo et s'efforçait de tenir, malgré  les menaces réitérées de mort et les mises en demeure d'avoir à s'en aller. -"Je suis venu ici, répondait le P. TORNAY, pour prendre soin des chrétiens de Yerkalo et cela sur l'ordre de mon évêque; je ne puis partir sans sa permission. Or, précisément, il m'ordonne de rester." -" Tu dois partir, rétorquaient avec fureur les lamas, sinon nous te couperons en morceaux et te jetterons au Mékong!" -" En ce cas, je m'en irai en pièces détachées, avait le courage de répliquer le Pére; mais, partir, je ne partirai que sur l'ordre de mon évêque! Arrangez-vous avec lui !"

En réalité, Mgr VALENTIN avait demandé au P. TORNAY de tenir bon, de ne pas se laisser impressionner par les menaces des lamas; toutefois, ajoutait-il, je vous demande de céder à la violence. Aussi, lorsqu'une bande de lamas armés firent irruption un beau matin dans la chambre du Père, jetant ses meubles par la fenêtre, profanant l'église et commençant de mettre la résidence à sac, le P. TORNAY, que ses propres chrétiens, terrorisés et craignant pour eux-mêmes, suppliaient de s'en aller, accepta-t-il. de le faire, mais la condition que les lamas reconnussent par écrit qu'ils avaient violé l'église et la résidence et menacé le Père de mort, s'il s'obstinait à ne pas partir.

'Avec cet écrit, disait-il aux lamas, j'espère que mon évêque me pardonnera d'avoir quitté Yerkalo sana sa permission!" Les lamas s'exécut rent.

C'est ainsi que le 26 janvier 1946, le P. TORNAY prenait le chemin de l' exil et s'installait provisoirement à Parié, tout près de la frontière.

Cette proximité n'était pas du tout du goût des lamas, mais le Père ne tenait pas compte de leurs menaces, ne songeant qu'à soutenir le moral de ses fidèlee, que les lamas mettaient en demeure d'apostasier, de brûler l'encens aux idoles et d'envoyer leurs jeunes garçons comme postulants à la lamaserie persécutrice. Ce dernier fait fendait particulièrement le coeur du bon pasteur, à la pensée que non seulement toute sa bergerie était exposée .. la dent des loups, mais que ses agnelets niâmes allaient âtre contraints de vivre dans la Sodome que constitue chaque lamaserie. -"Plutôt la mort, rugissait-il, que de tolérer cela:"

Quelques mois après son expulsion, ses chrétiens lui rapportèrent qu'un blâme sévère était arrivé de Lhassa à l'adresse des lamas persécuteurs et qu' un delégué du Gouverneur de Chamdo allait venir pour régler l'affaire. On lui conseillait de remonter à Yerkalo, pour âtre là au moment opportun. Le P. 'TORNAY ne se fit pas prier longtemps et il repartit pour Yerkalo, accompagné seulement de quelques chrétiens. Il pouvait aussi bien réussir à réintégrer la Missiion qu'âtre lâchement assassiné sur la route. Qu'importe? il devait tout essayer pour sauver sa chrétienté:

Les lamas, avertis par une estafette, l'arrêtèrent à Pétine, à. une demi-heure de sa résidence, et lui firent rebrousser chemin eur-le-champ, malgré la fatigue des gens et des animaux, qui avaient voyagé à marches forcées depuis trois à. quatre jours, dans l'espoir d'arriver à l'insu des lamas.

il n'y avait donc plus rien tenter de ce côté-là. Le P. TORNAY s'en alla à Nankin, contacter le Ministre de Suisse, l'Amhassadeur de France et l' Internonce Apostolique en Chine. On lui promit une démarche commune h Lhassa, par le canal de l'Angleterre, dont le British Resident était le seul agent diolomatique étranger au Thibet. Après des mois d'attente, on l'avisa que le Gt. tibetain ne pouvait rien faire pour, lui, du moment que c'était ses propres chrétiene qui l'avaient chassé, et non les lamas, comme il l'avait calomnieusement insinué ! ...

Le P. TORNAY se dit alors que le Dalaï-Lama et ses Ministres, de bonne ou de mauvaise foi, avaient été trompés par ses ennemis. En consé;uence, il ne voyait pas d'autre solution que de se rendre personnellement à Lhasa pour rétablir la vérité et essayer de cette ultime chance pour sauver sa chrétienté. " cette démarche n'aboutit pas plus que les precedentes, répondait le Père aux objections qu'on lui faisait sur les difficultés et le côté problématique de son entreprise, eh bien! j'aurais au moins la satisfaction de pouvoir me dire que je n'ai rien négligé de ce qui était humainement possiblel"

Le P. TORNAY prépare donc son voyage et s'abouche avec un caravanier chrétien, qui accepte de le prendre avec lui. Le départ a lieu d'Atuntze, ci') le Père s'était fixé après son retour de Nankin. C'était le 10 juillet 1949.

En route, le Père coupe sa barbe, s'habille â la tibétaine et se fait l'un des muletiers de la caravane. A ce titre, il n'aurait pas à entrer en contact avec les autorités de la douane, seul le chef caravanier se présentant dans les bureaux pour annoncer ea marchandise et payer les taxes.D'ailleurs, le Père s'arrange pour arriver au poste de douane après le contrôle et en repartir le lendemain avant l'aube, accompagné de son fidèle Doci, qui l'avait suivi de Yerkalo en Chine et était resté depuis à son service.

Cependant, par des espions à eux, les lamas eurent vent que le Père n'était plus à Atuntze et qu'il était parti pour Lhasa. Ils tinrent alors un vrai conseil de guerre et décidèrent d'en finir avec cet homme qui ne les laissait pas jouir en paix de leurs rapines. Ils envoyèrent deux émissaires, munis de lettres pour le poste de douane de Tchrayul et les autorités des districts que traverserait la caravane de l'étranger. Cn leur demandait de lui faire faire demi-tour avec ses gens.

Les émissaires arrivèrent à Tentho avant la caravane et lui bloquèrent la route avec l'aide de la population et des lamas du lieu. Apréa palabre et à la demande du Père, la caravane fut autorisée à poursuivre son chemin vers Lhassa, Mais le Père, ses deux domestiques, Doci. et Jouang, ainsi que Sondjrou, beau-frère et substitut du chef caravanier, durent revenir en arrière et aller s'expliquer avec le chef de la douane de Tchrayul. Le chef se montra aimable avec le P. TORNAY, mais lui enejoignit de retourner à Atuntze. Comme les émissaires des lamas étaient armés, le Père dit au chef de la douane qu'il y avait certainement danger pour lui et ses gens de voyager en la compagnie de ceux qui lui avaient barré la route. Le chef les rassura et délégua son second, afin de veiller sur leur sécurité en cours de route. Il fallut bien s'exécuter.

Un jour, en cours de route, les émissaires, profitant d'un prétexte, menacèrent brusquement Doci de leur fusil. Le Père s'interposa et, après s'être signé, présenta sa poitrine et demanda qu'on épargnât son domestique, dont il avait la responbilité. te Délégué de la douane réussit à calmer les esprits et les émissaires jurèrent qu'ils ne tueraient ni le Père ni ses gens.

On était à moitié rassuré, car un serment est chose sacrée même pour des payens. Dailleurs, le lendemain on franchirait la frontière au col du Choula; ce serait la Chine, donc la sécurité. Or, le 11 août,un peu avant midi, alors que la caravane descendait depuis une heure le versant chinois du Choula, brusquement surgissent de derrière des buissons quatre lamas, leurs fusils braqués sur Doci et sur le Père. Le Père fait un geste et crie de ne pas tirer.

Une salve lui répond et Doci s'écroule le premier; les deux autres domestiques prennent la fuite et, dernier regard, voient le Père se mettre à genoux et tracer un signe de croix sur Doci qui git prés de lui. Les fuyards entendent encore quelques coups de fusils, mais ne sont pas tentés de revenir en arrière constater exactement ce qui s'est passé. Atuntze est à 5o km de là et ils n'ont d'autre pensée que d'y arriver pour annoncer la triste nouvelle au P. SAVIOZ,qui y demeure depuis quelques mois.

Celui-ci alerte les autorités de la place et se met en devoir de faire ramensr les cadavres pour leur donner une sépulture digne de leur martyre.
Une colonne de secours, accorpagnée d'un officier de police pour le constat officiel, se dirige vers le lieu du meurtre et trouve les deux cadavres, complèterrent dénudés et abandonnés au bord de la piste. les lamas ne s étaient pas contentés de rafler les quatre mulets du Père et leur chargement, ils avaient eu le coeur de déshabiller leurs victimes, afin de rien perdre de leur triste butin ! ...

La colonne fut de retour à Atuntze, le 16 à la nuit; après avoir procédé à leur toilette funèbre, le P. SAVIOZ et les quelques chrétiens du village passèrent toute la nuit en prières auprès des deux victimes de la haine des lamas. Le lendemain, le P. SAVIOZ célébra le saint Sacrifice et procéda à la sépulture des deux martyrs, entourés de l'hommage et de la sympathie non seulement des chrétiens, mais des autorités locales et d'une foule de payens. Ceux-ci n'avaient que des éloges pour la bonté du Père et pour son courage, et ne trouvaient pas d'expressions pour blâmer la lâcheté et la haine gratuiite des assassins.

Dès  que la nouvelle du meurtre du P. TORNAY se répandit parmi les missionnaires et les chrétiens du Thibet et de la Chine, puis en Suisse, l'opinion publique le regarda immédiatement comme un vrai martyr et les fidhles se mirent à l'invoquer. Beaucoup assurent en avoir reçu des grâces et des faveurs, tant spirituelles que temporelles.

Voilà pourquoi, Monseigneur ADAM, à l'époque Prévôt du Grand-Saint-Bernard, n'hésita pas à proposer au Chapitre de L'Ordre d'entreprendre les démarches n"cessaires peur lancer la Cause lu TORNAY, en vue de la déclaration officielle par la sainte Eglise de la réalité de son martyre et, si c'était le cas, en vue de sa béatification et canonisation.

L'Eglise est prudente et elle aime à s'entourer du maximum de précautions, surtout dans un domaine aussi grave; c'est pourquoi, elle procède lentement et laisse au temps apporter des compléments d' information qu'une enquête hâtive ne pourrait lui donner. Voilà dix ans que dure le procès informatif en la Cause, du TORNAY et ce n'est lia qu'une premiièe étape et comme l'instruction de cette Cause, sur laquelle le Tribunal diocésain n'est pas compétent pour se prononcer, Rome s'étant réservé le jugement suprême dans le domaine de la déclaration authentique du martyre ou de l'heroicité des vertus des Serviteurs de Dieu, et de leur subséquente béatification et canonisation.

C'est dire qu'il faudra de toute façon de longues années d'efforts, de recherches et de travaux avant que sa Cause puisse aboutir. Toutefois, il nous est permis dans notre for interne, sans vouloir en rien préjuger des décisions de l' Eglise de penser que le P. TORNAY est un vrai martyr du Christ,! et  il nous est permis de l'invoquer en prive pour obtenir par son intercession des grâces de la part du Seigneur pour le Règne duquel le P.TORNAY a donné sa vie et versé son sang:

Angelin Maurice LOVEY, prévôt du Gd. St-Bernard.

 

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