DIFFERENCES CHRETIENS-JUIFS-MUSULMANS ET BOUDDHISTES

Quelles sont les différences entre chrétiens, juifs, musulmans et boudhistes ?

Chrétiens, juifs, musulmans croient en un Dieu créateur de toutes choses qui, au-delà de la mort, les accueillera pour la vie éternelle. Ils ont la volonté de Lui être fidèles et d'obéir à sa Volonté, mais leur façon de Le percevoir et de L'écouter est très différente.

Tous les trois croient que Dieu se révèle (se fait connaître) par des prophètes. Chrétiens et juifs ceux de l'Ancien Testament, qui, chacun à sa manière, annoncent la venue du Messie. Mahomet, le prophète majeur des musulmans, vécut bien après et porte un message très différent.

Cela amène une autre différence essentielle : la manière dont chacun répond à la question : « Qui est Jésus ? ». Pour les juifs, Jésus est un faux prophète qui s'est fait passer pour le Messie (qu'ils attendent toujours). Pour les musulmans, Jésus est un prophète (mais Il n'a pas donné sa vie pour nous puisque, selon eux, quelqu'un d'autre L'a remplacé sur la Croix).

Les musulmans mettent un sens tout autre dans ce terme (DIEU). Pour eux, Allah est un maître,qui ne tolère aucune insoumission. Il n'aime pas les hommes, il les domine et les asservit. Le mot islam signifie soumission, et musulman est formé du préfixe mu, qui indique une personne, et du radical islam ; mu-islam, dont provient en arabe muslim, a donné le français musulman : c'est une personne qui se soumet « à Allah, à Mahomet et aux autorités » (sourate 4 verset 62).

L'idée que Dieu pourrait éprouver une haine violente  contre une personne, pour quelque motif que ce soit d'aileurs, est complètement étrangère aux juifs, aux chrétiens et aux athées occidentaux. Ces derniers, en niant l'existence de Dieu, nient l'existence d'un Dieu bon, non d'un Dieu haïsseur.

Cette différence fondamentale de foi en Jésus conditionne la manière dont chacune des trois religions (si l'Islam est une religion ce que beaucoup contestent) répond à la question « Qui est Dieu ? » Le Dieu des chrétiens, qui aime l'homme au point de s'abaisser et le rejoindre, à faire miséricorde au pécheur et à se faire homme Lui même, est inconcevable pour les musulmans. Ces derniers marquent leur fidélité à Dieu en Lui étant soumis sans condition ; les juifs, en respectant la loi de Moïse ; les chrétiens en aimant Dieu comme leur père et leur prochain comme eux-mêmes ». (textes « emprunté» à Y.L.et J-J.W)

Une autre très grande difficulté est que les chrétiens croient en un Dieu Unique, mais en trois personnes (Père - Fils et Esprit-Saint = la Trinité). Pour les musulmans, Dieu est indivisible ! Sans oublier que le Christ Jésus demande à ses fidèles d'aimer également ses ennemis !  

Le musulman doit employer obligatoirement les arguments mêmes que lui fournit le Coran, lequel a contesté les trois mystères constitutifs du christianisme: la Trinité, au nom de l'unicité absolue de Dieu; l'Incarnation, au nom de Sa transcendance absolue; la Rédemption, car pour l'Islam il n'y a ni péché originel ni, par conséquent, mort en croix du Christ.

Quant au bouddhisme, tout d'abord il n'est pas considéré comme une religion. Les bouddhistes (du moins la plupart d'entre eux) ne croient pas à un dieu, mais à des divinités. Ils ont un grand sage en la personne de Bouddha, ils en ont fait une philosophie de vie, une « sagesse » orientale, une « physiothérapie » de « vie quotidienne » !

Les bouddhistes sont divisés en écoles, ce que les Chinois ont longtemps caricaturé selon la couleur de leurs coiffes (bonnets), les jaunes (Gelugpa, les « vertueux », école dominante, celle du Dalaï Lama), les rouges (Nyngmapa) et les noirs (Bonpos - plutôt prébouddhiques et animistes).

Dans les Marches thibétaines du Yunnan, on trouvait et on trouve des « lamas » jaunes dans les quelques lamaseries autour de Yerkalo (Karmda, Sogun et Lagong) , Deqin (Atuntze) ou Shangrila (Zondiang), des rouges il y en avait (et il y en a) près de Tsechung (Khampou) et dans la Salouen.

"DIALOGUONS" ?

"L'Eglise doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L'Eglise se fait parole; l'Eglise se fait message; l'Eglise se fait "conversation" (Ecclesiam suam        N°53). Le même texte place immédiatement après le "peuple hébreux, les "adorateurs de Dieu selon la conception de la religion monothéiste - musulmane en particulier - qui mérite admiration pour ce qu'il y a de vrai et de bon dans leur culte de Dieu".  Toutefois il s'agit du "dialogue du salut", lui-même induisant automatiquement "l'obligation d'évangéliser" et rappelant "le mandat apostolique . . . , le devoir d'apostolat . . . ". (N°52)

Le dialogue se trouve avoir comme objectif la conversion: "pour convertir le monde . . . il faut lui parler" (N°55).  Bien plus, le dialogue n'est donc qu'un moyen d'exercer la mission apostolique" (N°68).  Cette mission apostolique" exclut logiquement "le dialogue des sourires" ou le dialogue idéologique pour obtenir la paix entre les hommes . . .

 Dialoguons bis ?

 L'evêque de Rome Benoit XVI a formulé à Ratisbonne (le 12 septembre 2006) un message qui n'a point été compris par les Musulmans!?!

On a mis en avant la citation que le pape a donné des Entretiens avec un musulman, 7ème controverse, livre du théologien Théodore Khoury (Cerf, 1966), qui relate les discussions ayant opposé en 1391 l'empereur byzantin Manuel II Paléologue (1350-1425) à un érudit musulman d'Ispahan. Se concentrant sur le thème du djihad, l'empereur dit notamment à son interlocuteur: «Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu  ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prèchait. ... Pour convaincre une âme raisonnable, on n'a besoin ni de bras ni d'armes, ni non plus d'un quelconque moyen par lequel on peut menacer quelqu'un de mort. . . » Tels sont les propos, cités par le pape, qui ont fait flamber l'indignation de nombreux musulmans.

Au vu des événements notamment ceux de Paris, mais aussi ceux qui ont eu lieu au Liban et ailleurs, ne devons-nous pas faire la guerre ?!? Mais notre manière de faire la guerre n'est-elle pas d'aimer nos ennemis comme Jésus nous le commande, c'est-à-dire désirer leur salut.

ADULTERE VU PAR LES EVANGILES ET PAR L'ISLAM

"Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !" Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol. Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu. Alors, se redressant, Jésus lui dit : "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?" Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit: "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus."» (Jean 8,3-11).

Et: « Abou Horeira et Zeid ben Khalid ont dit : "Pendant que nous étions chez le Prophète (à lui bénédiction et salut), un homme se leva et dit: "Je t'en conjure, au nom de Dieu, décide entre nous d'après le Livre de Dieu." Son adversaire, plus expert en droit, dit à son tour: "Décide entre nous d'après le Livre de Dieu, et autorise-moi à parler le premier." "Parle-lui", répondit le Prophète. "Mon fils était au service de cet homme et il a commis le crime de zina (adultère) avec sa femme ; j'ai alors racheté la faute de mon fils moyennant cent moutons et un esclave noir. Puis un homme de science que j'ai consulté m'a informé que mon fils aurait dû subir cent coups de fouet et un exil d'un an, tandis que la femme devait être lapidée." "Par Celui qui a mon âme en main, répondit le Très Saint Prophète, je vais décider entre vous d'après le Livre de Dieu (qu'Il soit glorifié); les cent moutons et l'esclave seront rendus à ton fils, qui recevra cent coups de fouet et qui sera exilé pendant un an. Toi, ô Onaïs, va trouver la femme de cet homme et, si elle avoue, lapide-la." Onaïs se rendit auprès de la femme et, comme elle avoua, la fit lapider.» (Al-Bukhâri, L'Authentique Tradition musulmane, op. cit., 86-30, p. 265.)

LA FEMME SELON L'ISLAM

Un journaliste algérien, Kamel Daoud, dans une chronique qu'il a signée début janvier dans Le Quotidien d'Oran fait un lien que les ultras n'ont pas beaucoup accpetée, «l'une des grandes misères d'une bonne partie du monde dit arabe, et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme»,

Mais quel est le fondement de cette obsession machiste? Le poète Adonis, Syrien de confession alaouite, donne une réponse tranchée à la question. «L'islam assujettit la femme et fixe cette servitude par le Texte», assure-t-il à la psychanalyste marocaine Houria Abdelouahed dans un récent livre d'entretiens, Violence et islam
De fait, on lit dans le Coran: «Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-ci au-dessus de celles-là» (4, 34). Ce verset reflète sans doute l'héritage patriarcal des sociétés arabes mais, en l'occurrence, cette tradition résulterait d'une volonté divine, donc immuable, et non des désordres engendrés par le péché originel, réalité que le Coran ignore.

Il en résulte, selon Adonis, que «l'islam a séparé de façon radicale la masculinité de la féminité» et qu'il a fait de la femme «un instrument pour le désir
et le plaisir de l'homme; il a utilisé la nature pour établir et asseoir davantage sa domination».

Le poète appuie son raisonnement sur des versets coraniques, tels que celui-ci: «Vos femmes sont pour vous un champ de labour: allez à votre champ comme vous le voudrez» (2, 223).

La Sunna (Tradition) abonde dans le même sens si l'on se réfère aux hadiths (récits) rapportant des propos attribués à Mahomet et à ses proches. «Une femme ne doit jamais se refuser à son mari, fût-ce sur le bât d'un chameau», sinon «elle sera maudite par les anges». En revanche, « toute femme qui meurt en laissant son mari satisfait d'elle ira au paradis».

La conception islamique du mariage fait de l'épouse non pas un sujet contractant, mais l'objet d'un contrat qui rend licite (halai) l'acte sexuel. On est loin de la conjugalité et de l'indissolubilité propres au mariage chrétien! Le musulman possède alors des droits absolus sur sa compagne. Il lui est permis de la battre, de la partager avec d'autres femmes, et de la répudier (Coran 4, 34; 4, 3 et 2, 241). Et si, après une séparation, il veut reprendre la vie commune, cela ne lui est licite que si l'épouse rejetée a contracté et consommé un mariage avec un autre homme (2, 230). Cette disposition, humiliante également pour l'époux trop impulsif, aurait pour but de limiter le recours à la répudiation puisque, selon Mahomet, celle-ci est «pour Dieu l'acte licite le plus abominable». Ce qui n'empêche pas le Coran d'affirmer: «Si les époux se séparent, Dieu les enrichira tous deux de son abondance» (4, 130). Les femmes sont par ailleurs objets de discrédit et de méfiance. Là aussi, les sources abondent. Pour Ali, cousin et gendre de Mahomet, «il ne faut jamais demander un avis aux femmes, car leur avis est nul (11.3) même en une matière concernant la vie quotidienne».

En refusant de serrer la main à celles qui sont étrangères au cercle familial, les salafistes observent une consigne du prophète de l'islam: «Celui qui touche la paume d'une femme à laquelle il n'a pas d'accès licite, on lui mettra une braise sur sa paume le jour du Jugement dernier» Et encore: «Le diable est toujours
présent lorsqu'un homme se trouve auec une femme.»

Toute mixité est donc source potentielle de péché. D'où, dans les milieux les plus scrupuleux, la ségrégation imposée aux adultes, notamment à l'université ou sur les lieux de travail et de loisirs, et même dans des circonstances propices à la joie partagée, comme les mariages. Hommes et femmes festoient alors dans des espaces séparés. D'où également l'obligation du port du voile islamique en dehors du domicile. Il s'agit de préserver l'homme de toute tentation charnelle, car la chasteté est une attitude incomprise en Islam.

Loin de favoriser l'émancipation des musulmanes, l'exemple occidental - où se développe l'impudicité (les minijupes sont décrites comme «normales» dans les guides du réfugié distribués aux migrants en Allemagne) - ne peut qu'encourager l'obsession sexuelle si caractéristique des sociétés musulmanes.     (Analyse tirée de l'Experte du Moyen-Orient Annie Laurent -FC N°1990).    

L'ANNONCIATION

L'Annonciation à la Vierge, se trouve à la fois dans les évangiles et dans le coran. Dans les évangiles, l'ange vient demander à Marie, de la part de Dieu, la permission de la rendre enceinte. Ce n'est que quand Marie a donné son accord que la chose se fait. Dans le coran, l'ange annonce : « le décret est irrévocable » (sourate 19 verset 21).

.DMC 12.01.2015 complété le jour de la canonisation de Zélie et Louis Martin et revu une dernière fois le 8 juin 2016