DHIMMITUDE

« Nous combattons pour avoir le droit de continuer à sonner nos cloches! Plutôt mourir que d'être dhimmi Dhimmi en arabe,« protégé »; dhimma: « protection », avec une nuance d'assujettissement, accordée par l'Islam depuis, croit-on, le « pacte » conclu entre des chrétiens et le calife Omar,

l'un des premiers successeurs de Mahomet, pacte aussi appliqué aux autres gens du Livre reconnus par l'Islam : zoroastriens, israélites et sabéens essentiellement.

La dhimma entérine la soumission de l'indigène non musulman à la loi islamique et correspond à un pacte de sauvegarde accordé par les vainqueurs et assurant aux vaincus la protection d'un cadre juridique et institutionnel fixant leurs droits et leurs devoirs, tout en procurant aux vainqueurs une supériorité politique et économique.

Outre le kharadj et la jizya, les dhimmis se voient contraints de payer les taxes de commerce et de déplacement à un niveau x fois supérieur à celui retenu pour les musulmans. Dans les domaines juridique et judiciaire, le pouvoir musulman accepte de reconnaître la compétence des tribunaux religfeux dhimmi pour régler les affaires de la ommmunauté concernée, mais la loi islamique prévaut en cas de litige entre Musulmans et Infidèles. Le témoignage d'un dhimmi est irrecevable devant un tribunal islamique et un dhimmi ne peut être appelé témoigner contre un musulman. Un musulman ne peut être mis à mort pour le meurtre d'un Infidèle mais l'infidèle l'est pour le meurtre d'un Musulman, même en cas de légitime défense.   (. . . )

Les discriminations vestimentaires font partie de l'arsenal de mesures et de pratiques visant à distinguer radicalement les Croyants des Infidèles. Les dhimmis doivent porter des vêtements d'une couleur spécifique, faits d'étoffes grossières. Ceintures, chapeaux et turbans sont également l'objet de dispositions particulières.

Chevaux et chameaux, considérés comme des animaux nobles sont interdits aux dhimmis qui, privés de selle et d'étriers, doivent utiliser des ânes. Le dhimmi doit descendre de sa monture quand il croise un musulman ou passe devant une mosquée. Il doit éviter la proximité des cimetières musulmans; dans la rue, il doit marcher vite et garder les yeux baissés et toujours se placer à gauche, côté impur, du musulman rencontré.

Il existait ainsi toute une gestuelle précisément ritualisée qui commandait les relations entre Musulmans et Infidèles. Il est interdit au dhimmi de posséder une maison plus haute que celles de ses voisins musulmans et elle doit revêtir une humble apparence. Les dhimmis doivent avoir l'autorisation des musulmans pour leur adresser la parole, baisser le regard devant eux et leur laisser le passage quand ils les croisent. Il leur est interdit de se défendre et tout dhimmi levant la main sur un musulman doit avoir le poing coupé. T

Toute critique du Coran et de la charia annule le pacte de dhimmitude, à quoi s'ajoute la responsabilité collective des communautés concernées.(. . . )

Lors du renversement du président islamiste élu, Morsi, en 2013, par le maréchal Sissi, des musulmmans passèrent leurs nerfs en détruisant en deux jours plus de cent édifices chrétiens dans la vallée du Nil, soit plus que durant toute la conquête arabe de cette région en 639...

Extraits tirés de NRH N°12 H - "La dhimmitude, un statut d'infériorité" par Philippe Conrad   et "La dhimmitude au quotidien" par Peroncel-Hugoz