EUCHARISTIE soutien ?

Eucharistie soutien  spirituel et corporel ?

Avant de communier, le prêtre prie ainsi :

« Seigneur Jésus-Christ, que cette communion à ton corps et à ton sang n'entraîne pour moi ni jugement ni condamnation ; mais qu'elle soutienne mon esprit et mon corps et me donne la guérison. » Ces paroles remontent aux origines du christianisme et font également partie de la liturgie orientale de saint Jean Chrysostome. Ce dernier affirme qu' « en nous approchant avec foi de l'eucharistie, chacun avec ses maladies, c'est la guérison de notre corps que nous pouvons recevoir».

Thérèse d'Avila constate, pour sa part, que cette nourriture sacrée est aussi « un soutien pour le corps, un remède pour les maux physiques". Le bienheureux Raymond de Capoue, Père spirituel de sainte Catherine de Sienne, nous rapporte que «lorsqu'elle ne pouvait pas communier, son corps souffrait plus que s'il avait été tourmenté par une forte douleur et, alors, elle demandait avec insistance : "Père, j'ai faim ! Pour l'amour de Dieu, donnez à mon âme sa nourfiture." » Saint Nicolas de Fine pendant près de vingt ans, Marthe Robin pendant cinquante ans, vécurent de la seule eucharistie.

Comment comprendre ces phénomènes ? Il faut revenir aux paroles de Jésus : l'eucharistie est le pain de vie. Cette vie est à entendre au sens large, comme le mot grec le signifie : la vie vraie et véritable, une vie active et vigoureuse, consacrée à Dieu, bénie. Les Pères de l'Église enseignent que par la communion eucharistique, notre chair est mêlée à celle du Christ et que nous contractons avec le Christ un lien de « consanguinité ». Nous entrons, dès à présent et pour toujours, dans l'espace de la vie elle-même, appelés à être « transformés dans la communion de l'amour». Jésus apparaît au Saint-Sacrement comme le soleil de justice : il apporte la guérison dans son rayonnement (Malachie 3, 20). Jésus dit à sainte Gertrude d'Helfta : «Là, dans l'eucharistie, dans la généreuse bonté de mon cœur, je guéris les blessures de tous les hommes, je procure le soulagement aux pécheurs, j'enrichis la pauvreté par le don des vertus, et je console chacun dans ses épreuves. » C'est donc la vie dans toutes ses dimen¬sions — physique, psychique, spirituelle, relationnelle — qui est concernée par l'eucharistie.

IL convient d'ajouter un point essentiel. Les Pères de l'Église ont appelé l'eucharistie « médicament de l'immortalité ». Saint Cyrille d'Alexandrie disait qu'elle nous immunise contre la mort. « C'est un peu, dit-il, comme une étincelle cachée dans une botte de paille qui conserve sa semence de feu. Ainsi, le Seigneur, par sa chair, cache sa vie en nous et l'y conserve comme un germe d'immortalité. » Jean-Paul II commente : «Dans l'eucharistie, Tu t'es fait "remède d'immortalité " : donne-nous le goût d'une vie vécue en plénitude, qui nous fasse cheminer sur cette terre comme des pèlerins confiants et joyeux, en ayant toujours pour objectif la vie qui n'a pas de fin. »


Père N.B.   Fondateur de la fraternité Eucharistein.

Tiré de Famille Chrétienne n°2040 du 18 au 24 février 2017 avec l'autorisation de l'auteur

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