SAINTETE DE VIE

"Dispensateurs des mystères de Dieu et au service de son peuple, consacrés à Dieu à un nouveau titre par la réception des ordres, les clercs ont une raison particulière de mener une vie de sainteté. Ils travailleront à acquérir cette perfection : tout d'abord par la fidélité

à exercer sans se lasser leur ministère pastoral, en nourrissant leur vie spirituelle à la double table de la Sainte Écriture et de l'Eucharistie : les prêtres sont donc invités à célébrer chaque jour l'Eucharistie, et les diacres à y participer ; par la prière liturgique des Heures (dont la célébration continue dans l'Eglise la fonction sacerdotale du Christ, rappellera le canon 1173): les diacres permanents assureront la partie de l'Office fixée par la Conférence Épiscopale ; par les retraites spirituelles ; par l'oraison men¬tale régulière, la réception fréquente du sacrement de Pénitence, une dévotion spéciale à la sainte Vierge et les autres moyens de sanctification (can. 276, §§ I et 2).

Dans les conseils de vie spirituelle insérés dans ce canon, on trouve deux obligations proprement juridiques :

1° La récitation quotidienne de l'office divin. Pour situer cette obligation, on peut ajouter :

a) Il y a une véritable obligation : « sont tenus par l'obligation » (cf can. 1174);

b) Cette obligation n'affecte pas également toutes les Heures, les unes plus importantes que les autres : Laudes et Vêpres » qui d'après la tradition constituent les deux pôles de l'office quotidien » (Lit., n° 89 a) ne peuvent être omises sans cause grave (Int. gén. de la Liturgie des Fleures, n° 29);

c) La vérité des Heures (can. 1175) pour assurer la consécration du temps ;

d) Est conseillée la participation des fidèles, puisque les actions liturgiques ne sont pas des actions privées mais des célébrations de l'Eglise elle-même (cf can. 1174; 835, § 4; 837).

2° La participation à des exercices spirituels, selon la détermination du droit particulier : « sont également tenus ».

Ils doivent garder la chasteté parfaite et perpétuelle dans le célibat, qui est une grâce de Dieu, pour adhérer au Christ sans partage et se rendre plus disponibles au service de Dieu et des hommes (can. 277, § 1). D'où obligation de prudence et soumission aux règles fixées dans ce but par l'Évêque diocésain (can. 277, §§ 2, 3).

Les associations de clercs sont recommandées ; elles aident au soutien fraternel, à l'efficacité du ministère, à l'union avec l'Évêque ; mais que les clercs se gardent de créer des associations ou de participer à des associations dont le but et l'activité ne peuvent s'accorder avec l'état de clerc ou qui empêchent l'accomplissement du travail apostolique qui leur a été confié (can. 278, §§ 1, 2, 3).

Ainsi ce canon 278: a) reconnaît le droit d'association des clercs; b) encourage les associations qui aident au soutien fraternel, à l'effica-cité du ministère, à l'union avec l'Évêque ; c) désapprouve les associa¬tions qui seraient incompatibles avec l'état de clerc ou avec l'activité apostolique.

On ne peut concevoir ces « associations » comme des groupes de pression en face de la hiérarchie, même pas un « syndicat ecclésiastique» qui serait conçu comme un syndicat, professionnel dans une relation de travail entre le prêtre employé et l'Évêque empoyeur. Cf. Lettre de la S. Congr. du Clergé du 8 mars 1982, AASS, p. 542. Doc. Cath. 1982, pp. 409-410 et Commentaire de « L'Observatore Romano », pp. 410-411.

La vie commune est recommandée ; il faut la garder, autant que possible là où elle existe (can. 280), car « elle favorise l'action apostolique et offre aux fidèles un exemple de charité et d'unité » (Christus Dominus, n° 30)."

Sanctions prévisibles:

Can. 1395 - § 1. Le clerc concubin, en dehors du cas dont il s'agit au can. 1394, et le clerc qui persiste avec scandale dans une autre faute extérieure contre le sixième commandement du Décalogue, seront punis de suspense, et si, après monition, ils persistent dans leur délit, d'autres peines pourront être graduellement ajoutées, y compris le renvoi de l'état clérical.

§ 2. Le clerc qui a commis d'une autre façon un délit contre le sixième commandement du Décalogue, si le délit a été commis par violence ou avec menaces ou publiquement, ou bien avec un mineur de moins de seize ans, sera puni de justes peines, y compris, si le cas l'exige, le renvoi de l'état clérical.

Can. 695 - § 1. Un membre doit être renvoyé pour les délits dont il s'agit aux cann. 1397, 1398 et 1395, à moins que pour les délits dont il s'agit au can. 1395, § 2, le Supérieur n'estime que le renvoi n'est pas absolument nécessaire et qu'il y a moyen de pourvoir autrement et suffisamment à l'amendement du membre ainsi qu'au rétablissement de la justice et à la réparation du scandale

§ 2. En pareils cas, le Supérieur majeur, après avoir recueilli les preuves des faits et de leur imputabilité, signifie l'accusation et ses preuves au membre à renvoyer en lui donnant la faculté de présenter sa défense. 'Tous les actes, signés du Supérieur majeur et du notaire avec les réponses du membre rédigées et signées par lui, seront transmis au Modérateur suprême.

EXTRAITS tirés du "Guide pratique du Code de droit canonique" de Roger Paralieu - éditions Tardy - Bourges, février 1985

Si vous n'avez point encore lu le livre de Daniel Pittet, "Mon Père, je vous pardonne.   Survivre à une enfance brisée." -  éditions Philippe Rey - Paris - 2017, je ne puis que vous inviter à le faire, non pas pour ces histoires scabreuses et "monstrueuses", mais pour essayer de comprendre le mal fait à l'Eglise, et aux communautés (par ces prêtres)(dynamique du silence, de la chape de plomb ou/et de l'enfouissement des choses), vous y lirez dans une sorte de post-face qui est un entretien avec le "criminel", la question posée par l'Evêque de Lausanne - Genève et Fribourg, Monseigneur Charles Morerod (page 217): "Un prêtre est un homme de confiance, c'est pourquoi le sentiment de trahison est d'autant plus exacerbé chez la victime.  Esr-ce que vous avez conscience de votre rôle et de la confiance naturelle que vous inspiriez aux fidèles, a fortiori aux enfants ?   Réponse de Joel Allaz: Oui, bien sûr et ça me pèse. J'ai l'impression d'avoir trahi et d'être un Judas;  . . . "  

Toute proportion gardée, à bon entendeur !

dmc en la fête de Saint Pascal Baylon et confirmé en la fête de Saint Luc 2017ETRE-PRETREDENONCIATEUR ET SES DULCINEES