MALAISE-EGLISE ET IMMIGRATION

"  s'il en ignore la menace, c'est qu'il s'inscrit dans la lignée de la vision angélique de l'islam qui est celle de l'Église depuis des décennies, et plus précisément depuis la déclaration concilaire

Nostra Aetate du 28 octobre 1965, vision dont le tort consiste à transposer sur la lecture de l'islam le regard que les chrétiens portent sur le christianisme. Trompés par leur propre discours sur «les religions» qui, au-delà de leurs diffé¬rences superficielles, auraient en commun une même recherche de vérité et de spiritualité, les catholiques en sont venus à tragiquement minorer les différences de nature entre christianisme et islam ; au lieu d'y voir deux visions du monde, de la société et de Dieu anta¬gonistes, ils ont voulu y voir deux voies différentes de chercher la même vérité, parfois presque deux sensibilités d'une même foi. Ce faisant, ils ont gravement sous-estimé l'incompatilité de l'islam avec les sociétés occidentales, et avec la façon chrétienne de concevoir la vie en commun."

[...] Oublions la différence entre l'Islam et la Chrétienté, et les guerres de civilisation n'auront pas lieu, personne n'ayant à défendre une appartenance au prix de son sang,   (Chantal Delsol, «L'affirmation de l'identité européenne», in Chantal Delsol et Jean-François Mattei (dir.), L'Identité de l'Europe, PUF, 2010, p. 1-2).L'affirmation de l'identité européenne». L'Église a ainsi voulu fermer les ux sur des siècles d'histoire, qui nous ont appris que musulmans et chrétiens n'ont pu cohabiter paisible¬ment que dans les pays où les communautés étaient d'importance équivalente, et toujours de façon paral¬lèle, sans jamais réussir à former une société homogène; mais que partout où, numériquement, l'islam avait le dessus, cette cohabitation a toujours emprunté pour les chrétiens la forme de la dhimmitude, cette soumission que les musulmans réservent, en terre d oumma, aux minorités religieuses, dont les membres ne peuvent être que des citoyens de seconde zone. 

Dès le VIIIe siècle, saint Jean Damascène dénonce Mahomet, faux prophète, et ses doctrines jugées absurdes, comme le fera plus tard saint Thomas d'Aquin dans la Somme contre les Gentils : «Ceux qui ajoutent foi en sa parole croient à la légère», dit saint Thomas de Mahomet après avoir démonté la fausseté de ses doctrines, condamné ses méthodes qui mêlent appels à la concupiscence des hommes et procédés guer¬riers, et avoir souligné ses déformations de la Bible'.(Cf. Alain Besançon, préface à Jacques Ellul, Islam et judéo- christianisme, op. cit., p. 11-12).

Ces textes posent les bases des ambiguïtés qui vont désormais prévaloir dans le regard du catholicisme sur l'islam, se flattant de proximités qui n'en sont pas : à
bon, en effet, dire que les musulmans « professent avoir la foi d'Abraham» si l'on ne précise pas que cette eioric'd' 'Abraham n'a aucun rapport avec celle que juifs et
rêtent ? «adorent avec nous le Dieu unique», si l'on oublie que ce Dieu, hormis d'être unique, n'a à peu près aucun rapport avec le nôtre, sur¬tout dans son rapport avec les hommes, qui ne peuvent, selon la foi musulmane, avoir aucun rapport avec lui' ?(François Jourdan, Islam et christianisme, comprendre les différences de fond, L'Artilleur, 2015, p. 109 et 253. Prêtre eudiste, François Jourdan fut délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l'islam).Et que notre Dieu trinitaire, parce qu'il n'existe que dans une relation d'amour entre les trois personnes qui le composent, détermine aussi les relations entre les hommes faits à son image, et qui n'existent donc que pour l'amour; ce qui n'est pas du tout la même chose que d'être le fidèle d'un Dieu qui ne connaît qu'un rap¬port de soumission : «II est même logique, note le lazariste libanais Antoine Moussali, que, dans une vision religieuse qui donne la priorité à l'obéissance, on en vienne à éliminer tout ce qui, de près ou de loin, pourrait donner à penser que l'amour est supérieur à la Loi'-.»(Père Antoine Moussali, La Croix et le croissant, Éditions de Paris,2005, p. 28)Qu'ils «vénèrent comme prophète» Jésus, sans préciser que cette vénération n'est possible que parce que le Jésus des musulmans n'a là aussi que fort peu de rapports avec le nôtre ?


 Il va de soi qu'une Église fière d'elle-même, consciente de ses richesses spirituelles et théologiques, ne pourrait être tentée par une telle admiration. comme le note Alain Besançon : «Quand une Église sait plus ce qu'elle croit, ni pourquoi elle le croit, eglisse vers l'islam, sans s'en apercevoir'.»(Préface à Jacques Ellul, Islam et judéo-christianisme, op. cit., p. 28)

 Les aspects positifs de l'islam (crainte de Dieu, vie de prière, aumône...) sont systématiquement mis en avant, les aspects négatifs (rapport à la violence, charia, absence de liberté religieuse, punition des apos¬tats, condition des femmes...) systématiquement passés sous silence. 


"Pour dialoguer, il faut être deux. Or, d'une pan l'Église n'a pas en face d'elle une autorité musulman jouissant d'une autorité indiscutable : «Il n'y a pas de magistère en islam», rappelle Marie-Thérèse Urvoy, Laquelle évoque d'autre part une anecdote qui définit bien les limites de ce dialogue du côté musulman : au début des années 1970, «Rome demandait au cheik d'AI-Azhar de bien vouloir recevoir la délégation pontificale en vue d'une rencontre de dialogue inter- religieux. Il fut répondu à l'intermédiaire chrétien, le dominicain Georges Anawati, que cette délégation était la bienvenue mais qu'on ne voyait pas l'utilité du dialogue en pays islamique, car l'islam était chez lui, majoritaire, et pourvoyait aux besoins du reste de la population selon les principes islamiques ordonnés par Dieu ; que, en revanche, le dialogue était nécessaire hors des territoires islamiques pour garantir à l'islam une meilleure compréhension par les non-musulmans et aux musulmans une vie plus confortable. La délégation s'y rendit; les chrétiens parlèrent beaucoup, les musulmans opinèrent puis applaudirent, et ce fut tout'»(Marie-Thérèse Urvoy, Islamologie et p. 325 et 153-154).L'histoire, et avec elle l'ensemble du dialogue islamo-chrétien, fait irrésistiblement penser à la maxime prêtée par Kennedy à son homologue soviétique Nikita Khrouchtchev : «Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable.»


Et guère étonnante si l'on en croit ce qu'a écrit Claude Lévi- Strauss sur l'islam : «Grande religion qui se fonde moins sur l'évidence d'une révélation que sur l'impuis¬sance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chré¬tien du dialogue, l'intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s'en rendent cou¬pables; car s'ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c'est plus grave) incapables de supporter l'existence d'autrui comme autrui'.»(Claude Lévi-Strauss Tristes tropiques, Pion, 1955, p. 467)

Quant au patriarche maronite d'Antioche et de tout l'Orient, le cardinal Bechara Boutros Rahi, il confie : «J'ai souvent entendu des musulmans dire que leur objectif est de conquérir l'Europe avec deux armes : la foi et la natalité», et adresse ce conseil à l'Europe : « Il faut fermer le robinet et faire en sorte que musulmans et chrétiens retournent sur leurs terres' », créditant le pape François d'être le seul à se préoccuper d'y faire cesser la guerre.

 Écoutons enfin le bienheureux Charles de Foucauld : «Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent [...] Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musul¬mans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti; la sagesse l'engage à subir avec calme son épreuve; [...] ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'hon¬neur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle : mais d'une façon générale, sauf exception tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas français' ils attendront plus ou moins patiemment le jour du mehdi, en lequel ils soumettront la France'. » (Lettre à René Bazin, 29 juillet 1916).

Le pape n'en tirait pourtant pas d'autre conclusion, puisqu'« on ne peut pas se permettre de perdre les valeurs et les principes d'humanité, de respect pour la dignité de toute per¬sonne, de subsidiarité et de solidarité réciproque, bien qu'ils puissent, à certains moments de l'histoire, consti¬tuer un fardeau difficile à porter », que de «rappeler [sa] conviction que l'Europe, aidée par son grand patrimoine culturel et religieux, a les instruments pour défendre la centralité de la personne humaine et pour trouver le juste équilibre entre le double devoir moral de protéger les droits de ses propres citoyens, et celui de garantir l'assistance et l'accueil des migrants».


«Le problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l'immigration vers celui de l'invasion.»(Le Figaro Magazine, 21 septembre 1991).


 Rappelons que la plupart des terroristes impliqués dans les attentats de janvier et novembre 2015 étaient français, du même âge que ceux qu'ils tuaient. Des Français issus de l'immigration, mais élevés en France.»


L'archevêque hongrois Gyula Mârfi apparaît plus lucide, qui n'hésite pas à dénoncer la pression migratoire comme une importation massive «d'esclaves modernes' », encouragée par les multinationales.  

«Le sexe est la plus grande misère dans le "monde d'Allah". À tel point qu'il a donné naissance à ce porno-islamisme dont font discours les prêcheurs islamistes pour recruter leurs "fidèles" : description d'un paradis plus proche du bordel que de la récompense pour gens pieux, fan¬tasme des vierges pour les kamikazes, chasse au corps dans les espaces publics, puritanisme des dictatures, voile et burqa2.»(«Cologne, lieu de fantasmes», Le Monde, 5 février 2016).

Pour les musulmans rigoristes, en effet, les lois civiles n'ont aucun valeur intrinsèque, seules valent les lois dictées par l'islam, et le but ultime reste de modifier la législa-tion civile pour la conformer aux préceptes coraniques. C'est dans cette logique par exemple qu'à l'été 2016 le responsable de l'Union des communautés isla¬miques en Italie (UCII), Hamza Roberto Piccardo, a pu réclamer l'autorisation en ce pays de la polygamie, en argumentant ainsi : «Si le mariage homosexuel, avec lequel les musulmans sont en désaccord parce qu'il est interdit par la charia, est un droit civil, les Italiens doivent accepter la polygamie comme droit civil aussi, puisqu'elle n'est pas considérée comme ?, perversion.»

Jean-Louis Harouel rappelle ainsi que «la Déclaration islamique universelle des droits de l'homme adoptée à Londres en 1981 subordonne l'exercice de la raison à la lumière de la révélation divine. Et la Déclaration sur les droits de l'homme en islam adoptée au Caire en 1990 interdit d'exprimer toute opinion "en contradiction avec les principes de la Charia". Les droits de l'homme en islam interdisent la liberté de communiquer sa pensée'.»(Jean-Louis Harouel, Les Droits de l'homme contre le peuple,
0P. cit., p. 32).

 Les riches vont où ils veulent, à tire d'aile. Les pauvres vont où ils peuvent, en ramant."»(Laurent Bouvet, L'Insécurité culturelle, Fayard, 2015).

«L'antiracisme devenu fou nous précipite dans une situation où la seule origine qui n'aurait pas droit de cité en France, c'est l'origine françaises.» Il est totalement dément d'espérer que cette tendance puisse s'inverser tant que le flot migratoire continuera à monter,

Extraits tirés du très intéressant livre de Laurent Dandrieu intitulé "Eglise et immigration - Le grand malaise" "Le pape et le suivide de la civilisation européenne" - Presses de la Renaissance - Paris - 2017

dmc en la fête de L'apôtre des Apôtres 2017

 

 SACRE COEUR DE JESUS ET MARIE11.08.2014