DEMANDONS LA GRACE DE LA HONTE

« Est-ce que j'ai honte devant Dieu d'être

pécheur ? » s'interroge le pape : « C'est simple, explique-t-il : à toi la justice, à moi la honte. »

Le pape invite à examiner sa conscience en ce temps de carême : « Est-ce que je crois que j'ai péché contre le Seigneur ? Est-ce que je crois que le Seigneur est juste ? Est-ce que je crois qu'il est miséricordieux ? »

Le pape François rappelle que dans sa langue maternelle, on traite quelqu'un qui fait du mal de « sans vergogne » et il redit son invitation à demander la grâce « que jamais ne nous manque la « honte » (la « vergogne », ndlr) devant Dieu ».

« C'est une grande grâce, la honte, reprend-il. Ainsi, nous nous souvenons : l'attitude envers le prochain, se souvenir que je serai jugé selon la mesure avec laquelle je juge ; je ne dois pas juger. Et si je dis quelque chose à propos de l'autre, que ce soit généreusement, avec beaucoup de miséricorde. »

« Juger les autres est quelque chose de grave, parce que le seul juge est le Seigneur », insiste le pape.

« Dans les réunions que nous avons, poursuit-il, un déjeuner, n'importe, pensons à la durée de deux heures : sur ces deux heures, combien de minutes ont été passées à juger les autres ? Ceci, c'est le "non". »

« Et quel est le "oui" ? se demande le pape. « Soyez miséricordieux, invite-t-il. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Davantage : soyez généreux. Donnez et il vous sera donné. Qu'est-ce qui me sera donné ? Une mesure bonne, tassée, pleine et abondante. L'abondance de la générosité du Seigneur, quand nous serons pleins de l'abondance de notre miséricorde à ne pas juger. »

En concluant, le pape répète : « L'attitude devant Dieu, ce dialogue essentiel : « À toi la justice, à moi la honte. »

zenit 26 février 2018

DMC