PELE 2017 SALZGEBER

Pèlerinage-voyage dans les marches tibétaines

Lundi 10 juillet 2017 dans I 'après-midi. un groupe de 12 personnes proches des

chanoines du Gd. St. Bernard. se retrouve à l'aéroport de Genève pour partir à la rencontre de l'ancienne mission de cette congrégation. Une grande aventure en perspective, puisque sous la direction de Daniel Salzgeber et Joseph Yang, nos pas nous conduiront jusqu'au Tibet, en passant bien sûr, par Pékin et le Yunnan.

Première étape: Pékin

Pékin, la capitale du Nord conserve, malgré une modernisation frénétique, de nombreux vestiges de son passé impérial. Ainsi, notre visite au cimetière des jésuites, Zhalan, fut un vrai moment d'émotion. 63 stèles rédigées en chinois et en latin font mémoire de ces missionnaires, entre autre les trois «géants» de la mission des jésuites en Chine. Matteo Ricci, Adam Schall von Bell et Ferdinand Verbiest. Le premier avait quitté l'Italie en 1577 pour atteindre Macao et de là, tenter d'entrer dans l'Empire du Milieu. Très vite. Matteo Ricci se fit remarquer par son ouverture d'esprit et ses grandes connaissances scientifiques.

Démarche tout à fait exceptionnelle pour un empereur chinois, Wanli, de la dynastie des Ming, offre aux jésuites un terrain et une villa pour y enterrer le Sagou Ricci et fait inscrire sur sa tombe: «A celui qui est venu, attiré par la justice, et à l'auteur de nombreux livres. A Li Madou du Grand Occident»! Nous nous rassemblons aussi devant la stèle de notre compatriote, le frère Franz Ludwig Stadl in (1658¬1740). Ce Zougois, qui fut le troisième Suisse à vivre dans l'empire du milieu, avait travaillé durant 33 ans dans la cour de l'empereur en tant que maître horloger et a reçu à sa mort — fait presque unique dans l'histoire de la mission — une sépulture officielle.

Après avoir profité, deux jours durant, des richesses touristiques de cette belle et grande ville: Place Tien'anmen, Cité Interdite, Temple du Ciel et une promenade sur la Grande Muraille, nous nous envolons pour le Yunnan.

Deuxième étape: à l'approche des marches tibétaines

Le plateau du Yunnan, coeur de la province, est à une altitude de 2000 m. Les montagnes font partie du paysage et quelques-uns des grands fleuves originaires du plateau tibétain le traversent. Le Yangzi Jiang (fleuve bleu) se déplie vers l'est, tandis que la Salouen et le Mékong prennent la direction du Laos et de Myanmar. Dali, la ville aux trois pagodes, remonte au Ville s. sous la dynastie des Song. Les prêtres des Missions Etrangères de Paris (MEP) y érigeaient un centre de leur mission au Yunnan. Comme les régions attribuées par la Congrégation pour l'évangélisation, la Propaganda Fide étaient beaucoup trop vaste pour les MEP ils cherchaient des aides. C'est la raison pour laquelle ils avaient cédé Dali aux Prêtres du Sacré-Coeur de Jésus de Bétharram.

A partir de 1922 jusque en 1951, plus de trente religieux de Bétharram avaient alors été envoyé dans cette mission. Leur premier supérieur ecclésiastique, le P. Pierre Erdozaincy-Etchart, a fait construire la magnifique petite église catholique (recte une cathédrale dmc) en style Bai qui est encore aujourd'hui une des plus belles églises en Chine. Des rencontres avec l'abbé Grégoire Tao et quelques prêtres du diocèse qui viennent justement de terminer leur retraite annuelle à Dali, mais aussi des rencontres avec des séminaristes et avec la petite communauté des religieuses (des bénédictines missionnaires) qui oeuvrent depuis quelques années dans cette région.

Nous sommes ainsi orientés sur les problèmes de l'église locale qui reflètent ceux de l'église, partout en Chine. En 1952, avec la mise en place du mouvement socialiste de Mao, le gouvernement chasse tous les missionnaires et réquisitionne les biens de l'église. Il ne reste que deux prêtres dans le diocèse de Dali, qui est grand comme cinq fois la Suisse. Plus tard, la révolution culturelle ayant brisé de nombreuses vocations, les séminaires se ferment et les religieux se laïcisent.

Aujourd'hui. la nouvelle Chine accorde le droit de prier aux catholiques, mais la prière en communauté nécessite un lieu de culte et l'argent manque pour construire de nouvelles églises. Le gouvernement nomme lui-même les évêques qui lui doivent allégeance. Rome ne reconnaît pas toutes ces nominations et ainsi se créent de nombreuses tensions, soit entre prêtres et évêques, soit entre évêques et Rome, soit encore entre les fidèles et leur clergé.

A Kunming, par exemple, la tension est palpable entre Mgr. Ma Yinglin (était ou est le deuxième de la hiérarchie de l'Eglise patriotique de Chine,  a entre autres détruit l'archevêché de Sainte Thérèse de Lisieux pour laisser la construction de "building" dmc) et son diocèse. On peut s'interroger sur les objectifs poursuivis par le pouvoir chinois lorsque de nouveaux prêtres sont contraints à être ordonnés par un évêque qui n'est pas en communion avec Rome! Dans la ligne de Jean-Paul II et de Benoît XVI, notre Pape actuel, François, tente de renouer le dialogue avec le gouvernement, dans le sens d'un apaisement qui serait bienvenu.

En quittant Dali, nous rejoignons la légendaire route du commerce de thé et des chevaux, qui reliait le Yunnan au Tibet. Au passage nous visitons Shaxi, un petit village Bai fraichement rénové avec l'aide de I 'ETH de Zurich, qui fut un carrefour important sur la route des caravanes du thé. Nous découvrons aussi l'ancienne capitale du royaume des Naxis, Lijiang, dont la vieille ville a été inscrite en 1997 sur la liste du patrimoine mondial de • Unesco en tant que «ville ancienne exceptionnelle sise dans un paysage spectaculaire». Ses vieilles maisons en bois, ces rues pavées et bordées de canaux bouillonnants en font une ville touristique très animée. Une des attractions de la région, la montagne Yulong «dragon de jade» est jumelée depuis quelques années avec notre Mont Cervin.

En remontant le fleuve bleu nous admirons un paysage verdoyant, des rizières et des cultures variées et atteignons la petite ville de Weixi qui fut la base de la mission des Chanoines du Gd. St. Bernard. Le curé de Xiao Weixi nous conduit sur l'emplacement où se trouvaient jadis l'église et le dispensaire. Aujourd'hui, il s'y trouve un hôpital. Mais il nous montre aussi un petit terrain et quelques vieux bâtiments que le gouvernement a cédé aux catholiques. La petite communauté des catholiques espère y construire une nouvelle église, mais le manque d'argent reste un grand obstacle pour la réalisation de celle-ci.

Troisième étape: le Tibet

Pourquoi aller au Tibet? Une légende parle d'un royaume qui serait celui d'un Père Jean, à l'arrière d'une grande montagne. Au Moyen-âge déjà, le pape envoie des missionnaires pour franchir l'Himalaya et découvrir ce royaume. En 1624, un jésuite ayant soit-disant découvert cette merveille, doit s'exiler en Inde lors du changement de régime politique... Au XVIIIe s. les capucins subissent le même sort. Faisons fi de la légende et intéressons-nous aux chanoines du St. Bernard. En 1846, le pape charge le MEP d'aller évangéliser le Tibet, d'où quelques décennies plus tard un appel à l'aide est adressé aux chanoines habitués à la montagne.

En attendant de pouvoir entrer au Tibet, qui fut alors l'objet de toutes les convoitises chinoises, russes et anglaises de par ses richesses naturelles et sa position stratégique, les marches tibétaines sont autant de marches d'approche. En 1933 trois chanoines, Pierre Meili (recte Pierre Marie Melly), Paul Coquoz et Frère Duc (recte, il y avait aussi un laïc de Saint-Maurice Robert Chappelet, proche de la famille Morand de Martigny dmc) quittent Marseille pour rejoindre la frontière du Tibet. Ils seront rejoints en 1936 par Cyrille Lattion, Maurice Tomay et Frère Rouiller, puis en 1938 par Angélin Lovey, Henri Nanchen puis Louis Emery, François Fournier, Alphonse Savioz et Jules Detry (en 1947 dmc).

Tous ces prêtres exercent leur ministère dans la vallée du Mékong et de la Salouen (un seul Louis Emery dmc) et commencent même la construction d'un hospice au col de Latsa. Les indigènes, membres de différentes ethnies, à la spiritualité forte, s'ouvrent avec désir et conviction au message d'amour du Christ. C'est en passant à pied ce col, souvent enneigé, que nos valeureux chanoines essaient de rejoindre le Tibet.

Le long de la route nous conduisant à Xiaoweixi, au bord du Mékong, des tombes, dans une forêt de pins, témoignent de cette présence missionnaire dans la région. Ainsi, le chanoine Henri Nanchen (1911-1941), qui s'était noyé dans le Mékong, et des prêtres français de la mission étrangère de Paris, entre autre le fondateur de ce poste de mission, le P. Goutelle, y sont enterrés, comme aussi le saint prêtre Shi Guang Rong. Orphelin dès son jeune âge, celui-ci avait été élevé par les chanoines et fut un des élèves de Maurice Tomay.

A cause des troubles qui avaient précédées et suivies la «libération» en 1949. il n'avait pas pu être ordonné prêtre. Pire encore, un tribunal populaire le condamna et il passa 20 ans dans des prisons communistes. A la suite de la régularisation de la politique religieuse sous Deng Xiaoping, il recommença ses études de théologie à Sheshan près de Shan¬ghai et fut ordonné en 1987 à l'âge de 60 ans. Jusqu' à sa mort en 2000, il s'est mis, malgré sa santé très fragile. infatigablement, au service des catho¬liques dans les marches tibétaines. Durant les dernières années de sa vie, les chrétiens durent même le porter à dos d'homme à travers des cols dépas¬ sants les 4000 mètres pour se rendre dans les différentes vallées.

Le chanoine Paul Mettan de l'Abbaye de St. Maurice, participant à notre voyage, célèbre la messe dans l'église de Xiaoweixi en souvenir de son oncle Paul Coquoz qui y fut curé.

Un bon repas chinois servi par les animateurs de la paroisse, une visite dans la vigne pour les connaisseurs, et nous partons le coeur attristé pour la montagne. La tristesse résulte du fait que personne de nous pourra vraisemblablement revenir visiter ce petit village avec son église dans laquelle le bienheureux Maurice avait célébré sa première messe. Pour pouvoir répondre au besoin d'énergie toujours grandissant, le gouvernement multiplie aussi dans cette région des centrales hydrauliques. Ainsi Xiaoweixi devrait être inondé dans quelques mois. Tout le village sera déplacé et ses habitants doivent trouver un nouveau domicile. Contrairement à d'autres villageois qui sont transférés dans des nouveaux quartiers horribles des grandes villes, les villageois de Xiaoweixi ont encore de la chance dans leur malheur. Le gouvernement leur a donné des terrains dans la campagne, non loin d'ailleurs de Houlopa, le village dans lequel Maurice Tornay avait dirigé durant plusieurs années le petit séminaire des bernardins.

Le long de la route, en suivant le Mékong, les cultures de tabac, de maïs et de sarrasin sont la richesse des paysans, ainsi que vaches, cochons et poules. Nous atteignons ainsi Cizhong, un village perché dans la montagne, où le jeune Angélin Lovey avait jadis exercé son premier ministère en tant que vicaire du célèbre missionnaire français, Francis Goré, membre de la MEP. Une magnifique église en style sino gothique construite au début du siècle passé comme une véritable cathédrale est depuis quelques années classée monument national après avoir servi de grange durant la révolution culturelle. Son plafond en bois peint et des tonkas en rouleaux décorés d'images saintes sont la fierté de la Chine nouvelle! Quelle joie pour cette petite communauté de pouvoir assister à l'eucharistie en chinois, grâce à Joseph.

Nous rendons visite à «François» 92 ans, le dernier élève vivant de Maurice Tornay qui nous reçoit avec une très grande émotion. «Des chanoines du St. Bernard!» s'exclame-t-il en français. Il nous parle, tout enthousiaste, du temps vécu avec les chanoines, des prières en latin et des chansonnettes apprises.

Le seul grand regret dans sa longue vie n'est pas le fait qu'il ait passé, pour raison de foi, presque trente ans dans des laogais, des camps de travail réputés, mais bien le fait qu'il n'a pas pu devenir prêtre. Mais aujourd'hui, un de ses petits enfants est au séminaire et peut-être va-t-il encore vivre le grand moment de son ordination.

Aux environs, les villages de montagne se dépeuplent. Quelques catholiques essaient de se rassembler de temps en temps. mais un manque de structure ecclésiale se fait réalité. Le long des routes, des stupas ornés de drapeaux, des moulins à prières et des petits temples invitent à la méditation. Le renouveau spirituel est perceptible, après les excès de la révolution.

Plus nous approchons du Tibet autonome, plus nous montons en altitude. Arrivés à Degin, à 3600 ni d'altitude, en face de la montagne sacrée le Kawa Karpo (6800 m) nous visitons un très beau temple tibétain bordé par une magnifique collection de moulins à prières en bronze et entourés de drapeaux de couleurs.

C'est dans cette ville que le chanoine Savioz avait enseveli Maurice Tornay et son serviteur Doci, tués tout deux par un lama au col de Choula, à la frontière sino-tibétaine. Le lamaïsme étant une théocratie, les monastères entretenaient un système féodal avec des esclaves pour les servir. Il est évident que les lamas n'acceptaient pas les prêtres. Les persécutions ont été nombreuses entre 1905 et 1952.

Un peu de bonne volonté du gouvernement et les gens de Yerkalo peuvent emmener les corps de leurs amis dans leur village qui fait partie de la région autonome du Tibet: le Tibet historique ayant été amputé d'une grande partie de sa superficie par la Chine.

Nous y serons après quelques formalités et beaucoup d'attente de notre part. Un champ à l'entrée du village tient lieu de cimetière. Une nouvelle tombe commune, abritant Maurice Tornay, son serviteur et trois missionnaires de la MEP se distingue parmi de nombreuses sépultures.

Notre recueillement dans ce lieu si calme et dénudé nous ouvre à l'action missionnaire: ces courageux serviteurs de Dieu ont semé, mais ont-ils eu la joie de saisir la foi naissante du peuple tibétain? Seule église paroissiale du Tibet, Yerkalo n'a plus de prêtre (recte le prêtre "Lourenti" a défroqué et a une petite famille avec deux enfants). Les étrangers ne sont pas les bienvenus: selon les dires de Lu Ren-di, le responsable de la paroisse, nous sommes les premiers étrangers depuis dix ans à avoir reçu la permission de nous rendre à l'église.

Pourtant sur un millier d'habitants, 600 seraient des catholiques. L'isolement des chrétiens dans ces régions est immense et notre échange avec Lou Rendi force notre admiration. Celui-ci a été ordonné en 1996 comme deuxième prêtre tibétain et il exerça dès 1997 son ministère en tant que curé de son village natal. Sa grande solitude — le confrère le plus proche se trouvait à plusieurs jours de voyage — devenant toujours plus pesante, il abandonna finalement la prêtrise pour fonder une famille. Mais en raison du manque de relève pour lui succéder comme curé (recte le fric toujours le fric dmc), il est encore aujourd'hui, responsable de la paroisse, en tant que laïc.

La messe n'y est célébrée que quelque fois par année lorsqu'il peut inviter un des quatre jeunes prêtres tibétains, ordonnés ces dernières années et qui exercent leur ministère dans la vallée de la Salouen ou du Mékong.

Nous recevons une grâce totalement inattendue, car nous pouvons célébrer l'eucharistie pour notre groupe dans ce haut lieu. Nous louons le Seigneur pour le ministère de nos missionnaires et pour ces multiples fruits. Fort heureusement, notre bienheureux Maurice s'est trompé lorsque, tout découragé après son expulsion de Yerkalo, il avait écrit dans une de ses lettres: «Au pays des milles dieux, il n'y a pas de place pour la religion catholique». Tout au long de notre voyage à travers les marches tibétaines, nous étions souvent bouleversés par les rencontres inoubliables avec nos frères et soeurs qui vivent des réalités bien différentes des nôtres alors que nous partageons la même foi.

Notre visa pour le Tibet valable un seul jour, nous retournons à Deqin le soir même. Pour rejoindre Zongdian, plus connu sous le nom mythique de Shangrila, nous franchissons le col de Ya-Kou à 4292 m avant de retrouver les méandres du fleuve bleu. La route, entrecoupée de virages en épingle à cheveux serpente sur des pentes majestueuses, et domine des gouffres vertigineux. Tout au long, le paysage nous enchante: vignes, tabac, maïs, tout est vert, tout est cultivé! Nous atteignons ainsi le monastère de Dhandrumping, près de Benzilan. 300 moines y résident et entretiennent chaque jour deux chambres pour le Dalaï Lama, en vue d'un éventuel retour. Un peu plus loin, Shangrila, à 3500 m, présente tous les traits de la culture tibétaine: des lamaseries, des chortens ainsi que des drapeaux de prière au bord des routes, des champs d'orge, des yacks etc...

Le gouvernement chinois encourage les tibétains à renouer avec leur culture et leur religion, ceci en vue de développer le tourisme déjà grandissant. La vieille ville reconstruite est entièrement pavée: des ribambelles de cafés, de restau¬rants et de bazars se succèdent et à l'écart, sur une colline, un magni¬fique moulin à prières de 23 ni com¬muniquant avec le ciel. A quelques kilomètres de là, le monastère de Ganden Sumtsleing, construit en 1679, nommé le petit Potala, a compté jusqu'à 2000 moines au temps de sa splendeur. Aujourd'hui, il en reste 700 de la secte des bonnets jaunes ou Gelugpa. Leur tradition monastique est celle du Dalaï Lama, école bouddhiste dominante au Tibet depuis le XVIIe s. Les salles de prières du monastère sont décorées de statues, de peintures et de sculptures d'inspi-ration tibétaine.

Quatrième étape: Kunming

Nous terminons notre séjour au Yunnan par la visite de la capitale Kunming qui compte aujourd'hui presque sept millions d'habitants. Le temple bouddhiste Yuan long, ou temple de la miséricorde, rayonne sur la ville. Entouré d'un magnifique jardin, c'est un lieu de culte bien fréquenté par les chinois. Dans la ville, le lac d'émeraude ou Cui Hu retient notre attention: des bateaux pittoresques, mais surtout des plantes aquatiques, des lotus en couvrent la majeure partie. Une visite à la mosquée, puis une autre à la toute nouvelle cathédrale, avant de retrouver notre petite Suisse.

Tout au long de nos rencontres, nous avons été interpelés par l'isolement et la grande solitude des chrétiens rencontrés, mais aussi par la confiance de leur communauté. Peu de prêtres, peu de lieux de culte, peu d'argent, ils se soutiennent et tentent de vivre leur foi avec conviction. Le diocèse de Dali est si grand que les prêtres ne se rencontrent qu'une ou deux fois par an. C'est bien peu pour partager et apporter un souffle nouveau. Nous ne pouvons qu'encourager les lecteurs de la revue à avoir une pensée pour nos frères dans les marches tibétaines.

Une participante

dmc

NB: Dans l'éditorial signé par le responsable de la revue René Meinrard Kaelin: il est déclaré ce qui suit "En terminant, sur suggestion de plusieurs confrères, je tiens à rappeler ce qui va de soi! Les articles publiés dans notre Revue engagent la responsabilité de leurs seuls auteurs. Par exemple, dans le dernier numéro, le Père Nicolas Buttet nous a parlé du lieu du martyre du bienheureux Maurice Tomay et il nous donne ses statistiques de l'Église au Tibet mais tout le monde (pouvez-vous identifier ce monsieur tout le monde a ajouté dmc) ne partage pas son point de vue... !"

Sans commentaire inutile et polémique pour l'instant !    dmc

DELEZE GABRIEL ET LOVEY JEAN-MARIEDALI CATHEDRALE 2CATHEDRALE DE DALI

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