DICTATURE LGBT - UNE PERVERSION NARCISSIQUE

À travers la dictature du relativisme, celle de la société médiatico-politique ne cesse aujourd'hui d'exercer son emprise sur l'opinion publique.
Elle l'effectue

selon le processus révolutionnaire des « sociétés de pensée » si bien induit par Augustin Cochin*, mais aussi selon
le comportement pathologique d'une perversion narcissique particulièrement saisissante dans le cas de sa promotion du lobby LGBT.

La mise en place du Pacs, du « mariage » gay, de l'idéologie du Genre, de la PMA-GPA..., émaillée d'évènements institutionnels, comme les parades dites « Pride », ou bien d'évènements plus ponctuels, comme la venue du DJ Kiddy Smile à l'Élysée pour la Fête de la Musique (1), relève d'une intimidation médiatique soi- disant majoritaire. Laquelle intimidation n'est pas sans rappeler les pratiques de la perversion narcissique, aujourd'hui très étudiée. Selon Paul-Claude Racarnier, inventeur du concept : « Le mouvement pervers narcissique se définit essentiellement comme une façon organisée de se défendre de toute douleur et contradiction internes et de se défendre de toute douleur et contradiction internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d'autrui. » (2) Il suffit alors de faire simplement l'analogie au niveau sociologique.

Une catastrophe sociologique

Si « toute psychose avérée est le fruit d'un déni qui échoue », lorsque ce mouvement devient une affaire collective plus encore qu'individuelle, le résultat est là comme catastrophe non plus psychique mais sociologique !

Il s'agit en effet d'un cheminement dans la « déconstruction » non plus psychique mais sociétale, puis dans une « reconstruction en ce qui fait plaisir ». Il s'agit pour ce perversif collectif d'assurer «sa propre immunité » par-devers le conflit et les douleurs internes, et de « se valoriser narcissiquement » (par rapport à des failles profon- des et cachées) au détriment de l'autre, en attaquant son identité et en jouissant de sa déroute : « Cette déroute lui est ensuite imputée, ce qui fait que la jouissance perversive est toujours redoublée. » Dans la psychose, « les mots sont surinvestis à la place des objets », mais dans la perversion narcissique, « c 'est la parole qui est surinvestie au détriment des êtres » : « Et ce n 'est pas, comme dans la psychose, la réalité qui est surinvestie, c'est la vérité », explique Racamier, qui résume en cette phrase éloquente : « Pour eux un mensonge réussi compte comme une vérité. » i:Dn peut aisément transposer sociologiquement ce diagnostic aux nombreux groupes de pression politico-médiatiques comme le lobby LGBT (mais aussi le lobby féministe, celui de l'IVG...).

Auteur de l'essai "Les médias pensent comme moi ! "(3), François Brune explique bien le phénomène, reliant en quelque sorte, pour notre monde médiatique, l'analyse clinique de Cochin pour les sociétés de pensée à celle de Racamier pour la perversion narcissique : « L'intiimidation majoritaire vient définitivement réduire au silence ,les récalcitrants... Chaque jour ce procédé est utilisé dans le but de faire taire ceux qui ne veulent pas opiner comme tout le monde. Ln plupart des sondages sont commandés ou commentés par des payeurs qui veulent dégager ('artificiellement,) des opinions majoritaires, pour rallier les indécis, les isolés. La télévision en amplifie les résultats ; ceux- ci sont ensuite brandis devant les hommes politiques et devant les citoyens comme étant la vox populi. Une fantastique rhétorique d 'intimidation feint d'inventer un suffrage universel pour couvrir la parole réelle du peuple. »

L'idéologie du consensus

On reconnaît sous cette fantastique rhétorique d'intimidation toute la délation et la persécution actuelles des prétendues « phobies », dont l'homophobie (4) ! L'idéologie du consensus (produit par ce que Cochin appelle « la machine cachée dans l'ombre du peuple ») va de pair avec l'intimidation soi-disant majoritaire. C'est la pratique du « harcèlement moral » appliquée par la société politico-médiatique aux récalcitrants de la transgression morale. En faisant croire qu'elle est représentative de l'opinion de tous par un coup de force sémantique — « Les Français estiment que... » la dictature médiatique agit à l'instar du pervers narcissique, comme un prédateur, culpabilisant sa proie et allant même parfois jusqu'à détruire son identité par la manipulation mentale. Les uns basculent dans le suivisme, les autres s'enferment dans le silence. On est en plein dans Orwell. On ne peut répliquer salutairement à cette perversion narcissique de notre société médiatique que par une attitude mentale déterminée qui est celle en l'occunence de la contre- révolution. •

*. Cf le dossier dans L'HN du 23 juin 2018.
I. Cf la célèbre photo où on le voit avec ses travestis et ses transgenres entourer Emmanuel et Brigitte Macron devant le palais de l'Élysée.
2. « Pensée perverse et décervelage», dans Secrets de famille et pensée perverse, Gruppo n° 8, Éd. Collège de psychanalyse, 1992.
3. L'Harmattan, 220 p., 22 €. 4. Exemple : après la photo men- tionnée ci-dessus, voici la réaction du Secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, Chris- tophe Castaner : «Diffusons cette photo puisqu'elle gêne tant une partie de la classe politique qui banalise des propos racistes et ho- mophobes. Cette photo vous dérange'! Tant pis. Partageons- la ».

JEAN-MICHEL BEAUSSANT - HN N°1669 du premier septembre 2018

dmc