CELIBAT DES PRETRES-La discipline de l'Eglise doit-elle changer?

Penser l'avenir  Après un parcours à la fois historique, théologique et spirituel, un constat est inévitable: le célibat sacerdotal se retrouve aujourd'hui 

en position d'accusé. On estime qu'il est responsable d'un certain nombre de déviances sexuelles chez les prêtres et qu'il est la cause première de la pénurie de vocations. Ce procès est instruit systématiquement à charge par les médias, en particulier lors des révélations de scandales et lorsqu'un prêtre quitte le ministère parce qu'il a décidé de se marier. À chaque fois, l'affectif et les bons sentiments semblent prendre l'avantage sur une perspective théologique ou spirituelle, ou tout simplement sur le bon sens, pour demander l'abolition d'une discipline jugée archaïque, voire cruelle. Il existe, en particulier chez les catholiques, même pratiquants, une ignorance et une incompréhension des enjeux théologiques et spirituels du célibat de leurs prêtres.

Le célibat sacerdotal ne semble pourtant pas rejeté par l'écrasante majorité des prêtres qui le vivent de façon heureuse, et sans le considérer comme un boulet ou un éteignoir. Il se justifie par un faisceau de raisons, dont la plus importante est l'imitation du Christ et de son style de vie, qui est l'anticipation eschatologique du Royaume des cieux. Certes, il est impossible de nier qu'il existe encore des prêtres qui quittent la prêtrise «pour se marier». Mais ces choix n'impliquent pas que le célibat soit mauvais en soi. De très nombreux couples se séparent, sans que l'on songe à remettre en cause le mariage en tant que tel, même s'il est vrai qu'il a perdu une partie de son potentiel d'inspiration chez nos contemporains... Quant à la fameuse «solitude » du prêtre, réalité souvent avancée comme la problématique essentielle, elle est loin d'être convaincante.

Ce sont souvent d'autres facteurs (le surmenage, le manque de partage et de soutien dans la vie pastorale, la frustration du prêtre) qui génèrent des fragilisations qui vont se «solutionner» par l'entrée dans une histoire amoureuse, laquelle entraînera jusqu'au point de non-retour: le prêtre vit une crise conjugale avec l'Église qu'il règle en prenant une autre femme, bien concrète celle-là, en espérant réparer une frustration. Ceci n'empêche pas que cette «deuxième » union soit une authentique histoire d'amour, comme on le voit lorsque des hommes divorcent et se remarient de façon heureuse. Mais le besoin de cette deuxième union n'implique pas que le célibat soit la cause de l'échec de la première. Les erreurs manifestes de casting — un homme qui découvre très rapidement après l'ordination qu'il n'est pas fait pour le célibat ou qu'il s'est mépris sur sa capacité à le vivre — semblent plus rares. On ne peut les éviter.

Le point qui reste le plus difficile à admettre pour nos contemporains est qu'un prêtre célibataire ne puisse pas s'unir à une femme s'il tombe amoureux, mais doive quitter le ministère, alors que l'Église manque de prêtres. Pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'un scandale, d'une injustice, d'une absurdité même. Face à ce problème, il n'existe aucune solution « possible» aux yeux de l'Église catholique. L'Église orientale ou occidentale, depuis deux mille ans, n'a jamais accepté qu'un prêtre célibataire puisse se marier et rester prêtre. Les futurs prêtres qui s'engagent solennellement à rester célibataires lors de leur ordination comme diacres le savent et l'Église considère qu'il n'est pas possible de revenir sur cette promesse. Cette question redoutable semble verrouillée, et, s'il n'est pas impossible qu'une jurisprudence nouvelle puisse exister, aucune tradition ecclésiale ne pourrait lui servir d'appui.

Reste la question de l'ordination d'hommes mariés, qui, elle, fait l'objet d'un débat très large au sein du catholicisme, notamment parce qu'elle peut s'appuyer sur une tradition antique, et qu'elle se pratique déjà de nos jours de façon homéopathique dans l'Église latine. Sa généralisation massive apparaît à beaucoup comme la solution urgente et évidente pour régler le problème des déviances des prêtres, de leur soi-disant frustration sexuelle, et, surtout, pallier la pénurie des vocations.

Ce présent livre est une sorte d'audit de faisabilité sur ce sujet. Il prend en compte le réel des atouts et des difficultés rencontrées aussi bien dans les Églises orientales que dans l'Église latine, avec ses ex-ministres de la Réforme devenus prêtres catholiques. La vérité est qu'un clergé marié pose tout un ensemble de défis. L'ordination de vini probati pourrait être une fausse bonne idée si elle vient à créer de nouveaux problèmes, plus complexes que les précédents (le divorce, par exemple). L'Église ne pourrait donc la mettre en place qu'avec un infini discernement.

En réalité, il n'existe pas de réponse absolue à l'opportunité de l'ordination d'hommes mariés. La question de fond est de savoir à partir de quelle vision, de quelle théologie du prêtre on parle. Le catholicisme occidental est riche de courants divers. Une partie non négligeable des catholiques, à partir des années 1960, s'est rapprochée d'une vision sécularisée du prêtre. Nombre d'entre eux partagent donc une conception du prêtre qui se rapproche de celle du pasteur protestant, vision qui fait souvent écho à une approche plus protestante de l'Église catholique (démocratie, refus de la sacralisation). Il est parfaitement logique qu'ils défendent l'idée qu'il faille massivement ordonner des prêtres mariés.

D'autres ont suivi Jean-Paul II et Benoît XVI dans leur entreprise de re-sacralisation du sacerdoce. Il est légitime qu'ils défendent une autre vision que les premiers. Reste à savoir, mais ce n'est pas l'ambition de ce livre, si deux visions différentes du sacerdoce peuvent coexister durablement au sein d'une même Église.

D'autres encore défendent une conception sacralisante du prêtre mais estiment qu'elle est compatible avec l'ordination d'hommes mariés, à condition que le prêtre célibataire puisse rester la norme, tandis que les prêtres mariés seraient l'exception qui confirme la règle.

Le célibat sacerdotal est l'un des socles de la tradition catholique, bien au-delà d'une simple affaire disciplinaire ou juridique. Sa justification théologique est fragile, car l'Église ne peut dire que le célibat est une condition ontologique de la prêtrise. Il y a donc une « marge» d'interprétation sur sa nécessité. Le célibat n'est que le cadre le plus « convenant » pour le sacerdoce. Mais on ne peut, pour autant, y toucher sans bouleverser l'identité du catholicisme. Il n'est d'ailleurs pas prouvé qu'il s'agisse d'une attente urgente des catholiques qui vont à la messe chaque dimanche, très mal représentés dans les sondages...

L'évolution éventuelle de la pratique serait que l'Église étende, petit à petit, le régime de dispense de célibat à des cas rares de vocations exceptionnelles d'homme mariés, pour répondre à des désirs très particuliers suscités par l'Esprit Saint, au sein d'un couple. C'est déjà le cas avec les anciens ministres de la Réforme. Mais si les exceptions confirment la règle, elles n'ont pas vocation à la faire disparaître. Il y aurait donc maintien de l'obligation du célibat, avec une possibilité d'exceptions plus larges que celles existant déjà et qui se limitent aux anciens ministres protestants ou anglicans.

En revanche, l'idée de décréter, à l'issue d'un (hypothétique) concile Vatican III, que des hommes mariés pourraient désormais entrer au séminaire à égalité avec des célibataires, semble une piste périlleuse (Nous l'avons vu, cette coexistence de deux modes d'accès égaux au ministère déstabi- liserait la vision du sacerdoce et pourrait provoquer de graves tensions entre catholiques. À long terme, les prêtres célibataires seraient certainement marginalisés au profit des prêtres mariés, et ce serait la fin du célibat sacerdotal. Il faudrait aussi se confronter aux mêmes problèmes que ceux rencontrés par les Églises catholiques orientales, et notamment celui de la formation spirituelle, nécessairement différente pour les prêtres mariés et les prêtres célibataires). 

La solution des viri probati — ces hommes d'âge mûr dont on ferait des prêtres pour boucher les trous de la pastorale — semble également une fausse bonne idée. Elle correspond à une représentation mentale de l'Église héritée des années 1950-1960, à une période où les gens étaient encore majoritairement catholiques, où assurer le maillage était une priorité. Mais cette Église cadastrale appartient au passé, d'autant plus qu'à l'heure d'internet, les processus d'affiliation religieux ne passent plus nécessairement par le territoire. Le modèle d'avenir de l'Église est celui de petites communautés en diaspora, constituées autour de pôles eucharistiques. Il faut donc davantage de prêtres apôtres, très mobiles. Dans un tel contexte, le célibat est plus adapté. L'action missionnaire est ce qui motive les candidats au sacerdoce aujourd'hui, à rebours de la figure d'un curé-fonctionnaire régnant sur une paroisse géographique bien délimitée.

L'avenir de notre sujet s'organise autour de cinq grandes réalités :

1) Le célibat redevient prophétique

Longtemps considéré comme un «scandale.>, le célibat n'a pas dit son dernier mot. Il est en train d'acquérir une nouvelle valeur dans le repositionnement actuel du catholicisme comme force de résistance anti-système, face aux dérives du modèle ultralibéral qui impose la « pensée unique» de l'épanouissement personnel par la consommation individualiste. Le célibat fait partie d'un dispositif qui redessine l'Église comme un espace contre-culturel, qui peut inspirer à nouveau une génération.

Les jeunes prêtres et les jeunes générations de catholiques ne veulent pas d'une évolution « petite-bourgeoise» du sacerdoce. Les jeunes curés n'ont pas envie de ressembler à des laïcs qui ne peuvent pas toujours donner la place qui incombe à la prière. La revendication du « mariage des prêtres» est refusée par les jeunes catholiques qui rentrent au séminaire, alors qu'elle passionnait les séminaristes en 1968... Depuis vingt-cinq ans, le balancier est reparti dans l'autre sens, par rapport aux années 1970, vers un retour aux formes anciennes, en particulier du point de vue liturgique. C'est le retour des figures missionnaires, itinérantes, comme ces jésuites d'Amérique du Sud, modèle qu'incarne le pape François.

2) Le mariage et le célibat sont deux vocations parallèles

La théologie du mariage a considérablement évolué en l'espace de cinquante ans. Le pontificat de Jean-Paul II a été un tournant en la matière. Le pape polonais a exalté l'union entre l'homme et la femme et mis un terme à tout dénigrement de l'acte conjugal : la vision du mariage comme concession à ceux qui ne peuvent se passer de relations sexuelles devient totalement hors jeu. Les années 1980 voient l'explosion de l'union libre, la banalisation du divorce, mais Jean-Paul II resacralise le mariage.

Aujourd'hui, l'hyper- sexualisation de la société et l'exaltation de l'adultère dans les médias exposent le lien conjugal à une sorte d'ordalie permanente. Ce contexte donne au mariage une fonction prophétique, voire chevaleresque, en milieu catholique surtout. Le mariage entre un homme et une femme, devient une sorte de consécration mutuelle et religieuse d'un nouveau type (Un jeune couple décrit par exemple son parcours de fiançailles comme une sorte de noviciat, avant des promesses éternelles. Un autre couple parle de sa volonté de former un«croupie» avec Dieu).

Parallèlement, l'enjeu du célibat sacerdotal s'est déplacé: on a abandonné l'exaltation de la pureté virginale, encore très forte après-guerre. Les jeunes prêtres ne sont pas jaloux des prérogatives conjugales des laïcs. Ils n'embrassent pas le célibat par défiance envers le sexe qui serait « sale» ou qui les aurait éloignés de Dieu. Plusieurs soulignent qu'un vrai renoncement ne peut avoir qu'un objet bon et beau en soi, par définition. Leur continence n'est pas une question d'ascèse ou de privation, mais le choix d'un autre bonheur. Ils rappellent que Jésus n'a jamais décrit son renoncement à l'usage de la sexualité comme une dévalorisation de l'acte conjugal, mais l'a expliqué comme un signe « pour le Royaume des cieux». Le Christ montre que le mystère pascal est son lieu nuptial avec l'Église, et c'est cette voie d'identification qui « fonctionne» pour les jeunes prêtres d'aujourd'hui.

Les prêtres nés après le Concile encouragent particulièrement cette double re-sacralisation en parallèle du sacerdoce et du mariage, selon une complémentarité, dans le droit fil de Jean-Paul II. De sorte qu'il semble très difficile d'ambitionner de vivre deux vocations « totalisantes » en même temps — ce qui serait l'obligation du prêtre marié.

En conséquence, l'Église ne semble pas pouvoir — ni vouloir — penser l'articulation théologique entre les deux sacrements, ce qui serait nécessaire si l'on envisageait d'instaurer l'ordination d'hommes mariés. Cette lacune théologique est d'ailleurs l'une des difficultés éprouvées par les diacres et leurs épouses. Ce blocage est plus légitime si l'on pense les deux sacrements comme deux marches nuptiales vers la sainteté, qui, chacune, mobilisent des cadres spirituels et théologiques différents.

3) La résurgence du sacerdoce baptismal

À cette complémentarité d'exclusion entre le mariage et la prêtrise s'ajoute une recomposition actuelle majeure autour du sacerdoce, qui est l'un des fruits de Vatican II, et qui consiste à repenser la question du sacerdoce du Christ comme la charge partagée par tous, baptisés et « ordonnés ». Les prêtres y ont une appartenance essentielle en tant qu'icônes du Christ, configurés au Christ tête. Les laïcs participent d'une autre façon à ce sacerdoce du Christ, qui n'est pas moins importante.

Certains, sous l'influence de la sécularisation, ont nivelé le sacerdoce du Christ, de sorte qu'on a eu du mal à faire cette distinction entre le sacerdoce du baptisé et celui du prêtre. Jean-Paul II et Benoît XVI réaffirment cette altérité féconde entre les deux exercices du même sacerdoce. François ne dit pas autre chose en insistant sur la conversion pastorale des clercs.

Ce n'est pas être particulièrement clérical que de constater la vérité suivante : les prêtres et les évêques sont dans un lien particulier d'imitation avec Jésus Christ, auquel ils tentent de conformer leur vie pour le représenter, afin de le « prolonger » de manière exemplaire. La tentation pour les laïcs est de devenir ombrageux de ce lien d'identification très fort, de croire que quelque chose leur est refusé s'ils ne le vivent pas. Alors que le but de cette relation ontologique entre le prêtre et Jésus est d'éduquer et de nourrir la vocation sacerdotale des baptisés.

Certes, certains prêtres profitent de leur ordination pour exercer leur pouvoir et leur narcissisme, et l'institution a parfois tendance à fonctionner hors-sol. Mais l'existence de cette corruption cléricale, dénoncée fréquemment et avec virulence par le pape François, ne doit pas nous faire tomber dans l'erreur qui consiste à revendiquer « le sacerdoce pour tous », dans l'optique d'un partage du pouvoir, revendication qui semble souvent cachée derrière la « solution » soi-disant évidente des viri probati.

4) Une nouvelle approche de la pastorale

Il vaut la peine de s'interroger sur la réalité de la pénurie des prêtres. Certes, les prêtres sont à la limite du burn out. Mais ils sont surtout débordés par des tâches organisationnelles et administratives, et non spécifiquement sacerdotales. L'enjeu bien plus vaste est celui d'une phase de mutation des communautés chrétiennes, une phase très périlleuse, car, d'ici une quinzaine d'années, le nombre de prêtres en activité va chuter de manière spectaculaire, pour atteindre environ trois mille en France.

Dans certains diocèses ruraux, seuls une dizaine de prêtres feront tourner la boutique, dans des conditions extrêmement acrobatiques, notamment pour leur équilibre ou leur santé physique. La situation est analogue dans de nombreux pays d'Europe.

Beaucoup de chrétiens n'ont pas encore pris la mesure de ce qui va arriver et imaginent que l'Église peut continuer à leur offrir une sorte de service public du religieux — qui fonctionne encore dans certains endroits — sans qu'ils aient à s'engager de manière concrète, ni à travers leurs dons financiers, ni en partageant leurs talents. Leur participation à l'eucharistie est trop souvent la variable d'ajustement dans l'emploi du temps du week-end, comme l'est aussi le temps réservé à la prière et à l'étude de la Bible. Mais l'Église est vouée à se convertir ou à disparaître. Parce qu il sera  sans doute de plus en plus difficile d'être chrétien dans une sociéte dont les options s'éloigneront de l'Évangile, les catholiques seront confrontés à la vérité de leur relation à la personne du Christ, du soin qu'ils mettent à entretenir cette relation par la prière et la fréquentation des sacrements. Selon cette réalité, leur manière de vivre la foi se rapprochera de l'engagement coûteux et militant des Églises évangéliques. Ils prendront alors conscience que ce n'est pas au prêtre de venir à eux, de s'adapter à leurs besoins, mais qu'il leur faudra faire un effort. Pour recevoir le corps du Christ, par exemple. Ceci n'est pas facile à accepter car la communion a été banalisée depuis une quarantaine d'années.

Cette nouvelle donne pourrait générer une nouvelle conscience et une nouvelle confiance parmi les catholiques : celle qu'ils doivent encourager la vocation au sacerdoce parmi leurs fils, dans leurs paroisses et leurs écoles ou universités catholiques. Autrement, rien ne changera. La question de fond est que les parents doivent reprendre confiance dans le fait que le sacerdoce peut être un chemin de bonheur pour leur fils.

5) Le défi de l'équilibre psycho-affectif du prêtre

L'immense majorité des formateurs dans les séminaires constatent la fragilité et l'immaturité des candidats qui aspirent au sacerdoce, et qui est aussi celle de leur génération'. Ceci implique une prise de conscience courageuse des enjeux psychiques et spirituels dès la formation au séminaire, et un accompagnement sérieux des prêtres après leur ordination. Le ministère de prêtre sera toujours plus difficile dans un contexte occidental où le christianisme est appelé à devenir une minorité créative non repliée sur elle-même. La joie de vivre et l'équilibre des prêtres conditionneront l'appel d'autres jeunes hommes à suivre ce chemin, et la crédibilité de l'Église et de l'Évangile.

En guise d'envoi

S'engager pour toujours dans un état, qu'il soit celui du mariage ou celui du célibat consacré, est un défi face à la peur. Celle de ne pas être à la hauteur, de se tromper, d'échouer. Le célibat — et le mariage tout autant, même si cela se perçoit moins — renvoie à la question de la grâce, c'est-à-dire à la force que Dieu donne gratuitement pour faire face, jour après jour, et dont l'image type est la manne donnée au désert. Comme la manne, la grâce ne se stocke pas à l'image des réserves dans la bosse des camélidés. Elle se reçoit jour après jour. Elle va de pair avec la foi et l'espérance, et construit l'amour. Toute la réflexion sur l'avenir de l'Église repose donc sur la question de l'accueil de la grâce. Si la grâce divine — qui permet de tenir dans le mariage ou le célibat — ne se « mérite» pas, elle suppose des conditions de réception, une ouverture du coeur qui, elle, relève d'un véritable combat spirituel, à reprendre chaque matin.

CONCLUSION de l'excellent livre de JEAN MERCIER - DDB Desclée de Brouwer (Groupe Artège) - Paris 2014.

DMC