LES TEMOINS PARLENT – RADIOGRAPHIE D'UNE AME

MIRACLE MAURICE T. - ENTRETIEN AVEC PERE NICOLAS

Le miracle Maurice Tornay

Chez Maurice Tornay cette collaboration entre la nature et la grâce au point de conduire un homme fougueux comme il l'était au don déterminé de sa vie pour la cause du Christ. Une fougue transformée par la grâce et

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Introduction

Ce ne devrait être, primitivement, qu'une mer intérieure, là-haut, entre les montagnes. Puis, par une dépression vers l'est, face à la Chine, l'eau réussit à s'évader en quatre fleuves : l'Iraouadi et toutes ses ramifications, la Salouen, le Mékong et le Fleuve-Bleu. L'ancienne mer n'est plus que glaciers et marécages; mais les quatre fleuves reçoivent d'eux leur éternelle naissance, Ils forment quatre vallées, d'abord à peu près parallèles; il faudrait dire quatre Valais comme le nôtre dans la région de Conches, avec, toutefois, des versants plus abrupts et beaucoup plis élevés. (page 5)

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Les lieux

"La population est divisée en six classes : les officiels, les lamas, les tributaires, les fermiers, les esclaves et les mendiants. Parmi les chefs civils, les uns sont héréditaires, les autres sont nommés temporairement par le Gouvernement de Lhassa ou les seigneurs féodaux. (page 6)

"Le peuple est taillable et corvéable à merci. Dans le principe, chaque famille a reçu de son chef un lot de terrain qu'elle ne peut aliéner." (page 6)

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TORNAY Maurice et le THIBET

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Le lamaïsme

"Le bouddhisme se répandit au Thibet sous le nom de lamaïsme. Nous voici loin de l'idéal primitif. Des influences du nord corrompent la doctrine originelle. Les esprits envahissent le monde. Ils se confondent avec les forces de la nature. Le fétichisme se substitue aux valeurs morales et l'effort sur soi-même. Le culte des ancêtres, la sorcellerie, les sacrifices humains remplacent la foi dans les vertus de l'humilité. Le bouddhisme défendait de tuer même les animaux, de mentir, de voler à autrui son bien (...). (page 8)

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Premiers chrétiens de Yerkalo

... en 1865, les Pères Biet et Desgodins entraînent leurs fidèles jusqu'à Yerkalo, s'établissent juridiquement sur quelques lopins de terre grâce à la complicité de la population locale ainsi qu'au silence des chefs indigènes.

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La mission des Chanoines

Il (Mgr de Guebriant) s'en ouvre au Souverain Pontife, Sa Sainteté Pie XI qui, se souvenant des Chanoines du Grand-Saint-Bernard lui propose de s'adresser à Mgr Bourgeois, leur prévôt. Au début de février 1930, les deux prélats se rencontrent au siège des missions Etrangères, rue du Bac, à Paris : ils décident d'envoyer sur place deux chanoines en mission d'étude et d'exploitation". (page 12)

L'envoi en mission de M. Tornay

De fait, il s'y révéla un jeune homme décidé et même opiniâtre, s'il estimait avoir raison, autoritaire, au point d'entraîner ses compagnons, très fort en classe, très appliqué, austère en matière de pureté, par ailleurs pieux et fervent dans ses pratiques de piété. (page 28)

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L'étude du chinois

Je vous disais, l'année dernière, que je pensais à lui pour le Probatoire, et à Monsieur Lattion pour Latsa. C'est pourquoi, le premier se mettra bientôt à l'étude du thibétain, et le second à celle du lissou". (Weisi, le 6 avril 1937) (page 37)

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L'ordination de M. Tornay

"Lorsque je suis parti, le chanoine Tornay est resté seul avec M. Lattion, qui tomba malade du typhus; il devait soigner le malade, s'occuper en même temps du probatoire". (page 38)

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Le départ pour Yerkalo

Je lui ai reproché plusieurs fois, parce que, même à un Européen bien constitué, on ne conseille pas ce régime. Il couchait sur une paillasse, que nous appelions paillasse symbolique parce qu'elle n'avait plus de paille. Pourtant il aurait pu faire autrement. Il agissait ainsi, non pas originalité, mais par esprit de mortification". (page 42)

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La personnalité de M. Tornay

Surtout, j'ai été le témoin de sa vie exemplaire, de ses veilles, de ses prières, de son esprit de pauvreté, de son zèle apostolique, de ses saintes colères, de l'ardeur de ses désirs pour la justice et le Règne de Dieu. (page 44)

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Le conflit avec les lamas

Je sais que les lamas avaient fourni à Lhassa une fausse version de l'origine des biens de la mission et qu'ils attribuaient la propriété de ces biens, non à la mission, mais à une famille chinoise, descendante d'un ancien séminariste qu'un père avait amené comme boy, et qui s'était établi à Yerkalo. (page 51)

Maurice Tornay s'y oppose. en ce temps-là, le Père Tornay fait tout son possible pour atteindre Mgr Valentin, son évêque, qui essaye d'intervenir par le ministre de France, et par Lhassa, mais en vain". (page 52)

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Chassé de Yerkalo

Après avoir été chassé de Yerkalo, le 26 janvier 1946, le Père Tornay réside à Pamé. Le 6 mai (en réalité, le 8 mai), sur l'invitation du gouverneur de Chamdo, il repart pour Yerkalo. Il est arrêté à Pétine par Gun-Akhio et les lamas de Karmda qui le reconduisent le soir même à Pamé. Il reste dans ce petit village jusqu'au mois de mai 1947, date à laquelle il descend à Weisi. Mgr valentin lui avait dit de s'écarter de Pamé. Tornay passe l'été à Weisi. Il remonte au mois de septembre à Atuntze, et reste en relations avec les chrétiens de Yerkalo, qui y passent pour le commerce du sel qu'ils échangent en Chine contre des céréales". (page 66)

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Projet d'aller rencontrer les autorités tibétaines à Lhassa

... se rendre à Lhassa pour exposer ses raisons aux plus hautes autorités tibétaines, celles qui seules auraient pu le réintégrer dans son office de pasteur de Yerkalo. (page 70)

En effet, il savait fort bien que Gun-Akhio et les lamas de la région ne pourraient pas se soustraire à l'obéissance aux ordres provenant de la capitale; cependant, il connaissait aussi les conséquences qui découleraient pour sa propre personne d'une rétorsion plus que probable. (page 70)

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Le départ pour Lhassa

Les sœurs chinoises préparèrent une tente pour le Père Tornay. Elles savaient par Doci, que le Père se rendrait à Lhassa. La fille du gardien de la résidence d'Atuntze était la bonne amie de Doci. (page 75)

Ils apprirent le départ du Père Tornay quatre ou cinq jours après son départ. Le catéchiste Loukas de Yerkalo nous envoya une lettre à Tsechung, où il nous manifestait la conjuration des lamas pour tuer le Père Tornay. (page 75)

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L'embuscade

Les lamas montrent qu'ils connaissent fort bien le motif du voyage du Père Tornay ; ils en craignent le succès et, pour l'empêcher, ils lancent sur ses traces Yutun et Agyié, deux de leurs fermiers, avec mandat d'informer les douaniers de Tchrayul – poste frontière sino-tibétain – qu'ils devront arrêter et faire revenir sur ses pas le Serviteur de Dieu. (page 80)

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Mort en haine de la foi

Après la mort du chanoine Tornay, des discussions eurent lieu entre confrères : on admettait qu'il était mort en haine de la foi, on ne discutait que des deux points suivants :1) avait-il la permission de se rendre à Lhassa ? ; 2) Ce voyage était-il raisonnable ? (p. 88)

Je me souviens que mon opinion était la suivante :

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