EUCHARISTIE DANS LA CHINE DE MAO

Le viatique porté par le petit ange

Un jour, les chrétiennes qui languissaient dans la cellule voisine de la mienne eurent un geste qui était digne de leurs soeurs des premiers siècles de l’Eglise. Dans la troisième cour de la prison était détenue une de leurs amies, Joséphine Ly, qui, en raison de sa foi et de son courage, avait été reléguée dans une cellule humide et sombre. Ces femmes pensèrent : il faut lui faire parvenir l’eucharistie.

Comment faire? Elles pensèrent une fois encore à la petite Siao Mei. Pendant quelques jours, elles lui firent soigneusement la leçon. Lorsque le moment arriva où la sentinelle avait l’habitude d’ouvrir la porte pour faire sortir Siao Mei de la cellule, les jeunes femmes chrétiennes prirent un fragment d’hostie consacrée, elles l’enveloppèrent dans un petit mouchoir propre et elles le mirent dans la petite poche du vêtement de la fillette, juste sur son coeur. La mère de l’enfant prit la petite fille dans ses bras, elle l’éleva à la hauteur de son visage et lui demanda : « Dis-moi, Siao Mei, si la sentinelle trouvait l’hostie sur toi, que ferais-tu, toi ? » La fillette répondit calmement : «Je la mangerais et je ne la donnerais pas au gardien. »

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PERE MEP GENESTIER

Missionnaire au Tibet ( 1857-1937 ) – mort d’un “géant”

L’état de santé fort inquiétant que j’avais remarqué chez le Père Bonnemin lors de ma première visite au Loutze-Kiang au mois d’octobre me faisait déjà redouter de fâcheuses complications. De fait vers la fin novembre nous arrivait un exprès de Bahang. Le Père allait sensiblement plus mal. Il fallait aller assurer le service et surveiller le malade de plus près.

Le 26 novembre, je disais donc un long au revoir au cher Père Coré et m’engageais dans le vallon du Sila. La neige était déjà tombée très abondamment, pas assez cependant pour m’empêcher de franchir la passe à 4.300 mètres d’altitude et de parvenir en deux jours à la résidence où je ne fus pas surpris de trouver le Rd. Père Genestier, curé de Tchrong-teu, qui averti plus tôt et beaucoup plus rapproché, s’était fait aussitôt transporter au chevet du malade. Celui-ci allait déjà un peu mieux. La crise était passée.

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MONSEIGNEUR PIERRE VALENTIN

Pierre, Sylvain Valentin est né le 11 décembre 1880 aux Terrassettes, petit village de la Commune d’Usson dans la Loire. Ses parents étaient de ces solides paysans du Forez, fidèles à leur foi et à leurs traditions, intransigeants sur les devoirs religieux. Ils lui ont transmis une piété ferme, éclairée, et un sérieux qui pouvait paraître de prime abord un peu rigoriste.

Le jour même de son ordination sacerdotale, le 19 juin 1904, il reçoit sa destination pour la mission du Thibet. Ses confrères arrachent des poils de la barbe à cet heureux partant qui a obtenu la meilleur part, celle dont tous rêvaient, la mission où l’on n’a pas coutume de mourir dans son lit !

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Pierre-Marie (LE) BOURDONNEC (1) (1859-1905)

Il naquit au Gollot, hameau de la commune de Ploumilliau, le 18 juin 1859, fit ses études au Petit Séminaire de Tréguier, et entra au Séminaire des Missions Etrangères de Paris le 14 septembre 1878. Il reçut le sacerdoce le 23 septembre 1882, et partit le 8 novembre suivant pour le Thibet. Il débuta à Yerkalo,

d’où la persécution le chassa en 1887. S’étant retiré dans leYun-nan, il passa l’année suivante à Tsekou, et en 1891, revint à Yerkalo. En 1894, on le nomma chef de ce district et, à partir de 1901, il s’occupa assidûment de l’école des catéchistes.

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GENESTIER LE PREMIER PATRIARCHE

Les pentes de l’Alolaka avaient, dans les premiers mois de 1900, été le théâtre d’une bataille mémorable entre des Thibétains venus de la province voisine du Tsarong et les indigènes Loutze. Le «Bouddha vivant» (trulku) de la lamaserie de Tchamoutong pour se faire pardonner ses bonnes relations avec les premiers missionnaires des MEP qui avaient installés un poste à Bonga mais qui, depuis, en avaient été chassés, s’était engagé à ne plus jamais permettre le retour des prêtres dans la vallée de la Salouen. Mais le Père Genestier s’y était réinstallé le 29 juin 1899, à la demande des Loutzes eux-mêmes qui voyaient en lui en moyen de se protéger des Thibétains, qui mettaient régulièrement la région en coupe réglée.

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