ELECTIONS PAPE ET DALAÏ LAMA

                                                                 ELECTIONS   -   DALAÏ  LAMA  OU /  ET  PAPE
 
 Dès la vacance du siège pontifical, le Collège des cardinaux de l’Eglise catholique romaine, s’est réuni pour décider tout d’abord la réunion d’un conclave devant élire un nouveau Pontife Romain (evêque de Rome) - le SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU, puis sa désignation (habemus papam).
 
Le  collège des cardinaux aurait dû être présidé par le cardinal doyen qui a pour titre le diocèse d’Ostie.
 
Comme le cardinal doyen et le vice-doyen (Angelo SODANO (85 ans) et Roger ETCHEGARAY (90 ans)) n’ont pu participer à l’élection du pape étant donné la règle fixée par PAUL VI (âge limite 80 ans), c’est donc le plus ancien des cardinaux-évêques, Giovanni Battistta RE qui a présidé le Conclave.
 
 
Les cardinaux peuvent faire partie de l’ordre épiscopal (évêques auxquels le pape a attribué une Eglise suburbicaire, y compris les Patriarches Orientaux), de l’ordre presbytéral (Evêques qui sont à la tête d’un diocèse) ou l’ordre diaconal (Cardinaux qui ne sont pas évêques diocésains).
 
Seuls 117 cardinaux ont pu entrer en conclave sur les 208 cardinaux vivants. Si les quatre-vingt ans sont calculés à la date d’ouverture du conclave. Le cardinal ukrainien Lubomyr HUSAR, (né le 26 février 1933) n’a pu y participer à quelques jours près.
 
L’élection s’est faite à la majorité absolue des deux-tiers.
 
Ce fut le cardinal Proto-diacre (français) Tauran  qui a annoncé au peuple le nom du nouveau SUCESSEUR DE PIERRE-le SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU élu.  L’élu a obtenu ce pouvoir suprême (cette charge) dès le moment de son acceptation.
 
En vertu de sa charge de successeur de PIERRE, le Pape n’a pas seulement pouvoir sur l’Eglise universelle, il a aussi la primauté du pouvoir ordinaire sur toutes les Eglises particulières. Loin de s’opposer au pouvoir des Evêques, ce pouvoir fortifie et garantit le pouvoir propre, ordinaire et immédiat  de l’Evêque sur l’Eglise particulière qui lui a été confié .
 
Dans l’exercice de sa charge de Pasteur Suprême de l’Eglise, le Pontife Romain est toujours en lien de communion avec les autres Evêques ainsi qu’avec l’Eglise tout entière ; il a cependant le droit, selon les besoins de l’Eglise, de déterminer la façon personnelle ou collégiale d’exercer cette charge.
 
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Une comparaison avec la « désignation d’un successeur » du Dalaï Lama est très difficile, voire certainement périlleuse, je m’y essaie tout de même et vous prie d’ores et déjà de m’excuser cette audace.
 
Tout d’abord le bouddhisme thibétain pose le principe de la REINCARNATION. Comme cette « élection » a toujours eu une puissante dimension politique et économique, ce moyen permettait au pouvoir monastique d’arracher son autonomie à l’aristocratie thibétaine.
 
Le processus thibétain de découverte de la « réincarnation » apparaît comme un mélange de directives données avant la mort du prédécesseur et d’attentions aux signes fournis par ce dernier ou par des oracles ayant pouvoir de le faire.
 
L’actuel XIVème dalaï-lama a été trouvé selon ce processus par une équipe chargée de sa recherche. Après la mort à 58 ans du XIIIème dalaï-lama, son corps reposait face au sud, mais sa tête a été trouvée tournée vers l’est. L’oracle de Nechung et d’autres oracles se tournèrent vers l’est dans des transes.
 
Le régent Reting se rendit au lac sacré de Lhamo Lathso (lac des Visions au sud-est de Lhassa), où il aurait vu des images à la surface du lac, soit un village à proximité d’un monastère aux toits de jade et d’or et des lettres qui aidaient à comprendre où chercher le garçon .
 
Un groupe de recherche fut envoyé en Amdo, dans le nord-est, où, dans le petit village de Takster, un des fils d’une famille de paysan fut trouvé. Le XIVème dalaï-lama né le 6 juillet 1935 s’appelait Lhamo Thondup. Il avait deux ans quand l’équipe de recherche, qui avait entrepris le long voyage depuis Lhassa, arriva à la maison qui correspondait aux images du lac.
 
Le groupe de lamas n’annonça pas à la famille du petit garçon la vraie raison de leur visite. Ils posèrent des questions à l’enfant et lui firent subir des tests qui consistaient à lui faire choisir des perles de prière, des cannes et d’autres objets dont certains avaient appartenu, et d’autres pas, au XIIIème dalaï-lama.
 
Il reconnut les objets ayant appartenu au précédent Dalaï lama alors même qu’ils étaient mélangés à des copies pourtant plus séduisantes, et il avait une personnalité  « extraordinairement marquée pour son âge », selon un membre de l’équipe de recherche. La famille et les gens du village furent interrogés. L’équipe envoya un message au gouvernement de Lhassa. 
 
Le gouvernement reconnut « comme la réincarnation véritable du XIIIème dalaï-lama » Lhamo Thondup, le jeune fils d’un fermier, qui ne parlait alors que le dialecte chinois local !
 
Le concept de réincarnation est tout sauf une science exacte.     
 
DMC